Humblot, Barbe, femme Gautier
Biographie
Née le 25 septembre 1790 à Tavaux (Jura), fille de Humblot, Philippe et de Revoy, Anne. Concierge ou blanchisseuse. Elle fut blessée d’un coup de feu, qui lui traversa la poitrine de part en part, le 29 juillet sur le parvis de Notre-Dame. Dans l’ouvrage qu’il écrivit, le docteur Ménière rapportait à son sujet : « Il ne paraît pas que le poumon ait été blessé. Guérie. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 30 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Rouvel, Louis, Auguste, marchand boulanger, demeurant 7, rue de la Juiverie ; Hugonnet, Vincent, marchand de vins, demeurant 17, rue Notre-Dame ; Gardet, Pierre, chapelier, demeurant 18, rue de la Licorne. Ils attestèrent parfaitement connaître Humblot, Barbe, femme Gautier et « savoir que le 29 juillet 1830 vers les 4 heures de relevée ladite femme Gautier a été blessée au bras droit par une balle sur la place du parvis Notre-Dame ». Le 30 mai 1831, devant le maire du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Rouvel, Louis, Auguste, marchand boulanger, demeurant 7, rue de la Juiverie ; Hugonnet, Vincent, marchand de vins, demeurant 17, rue Notre-Dame. Ils attestèrent que les époux Gautier étaient « dans une position très malheureuse ; que la dame Gautier ne peut se servir de son bras depuis la blessure qu’elle a reçue le 29 juillet 1830 et que son mari est resté plusieurs mois sans travailler ». Elle reçut un secours de seize francs, le 4 février 1831, un secours de seize francs, le 11 février 1831, un secours de seize francs, le 18 février 1831, un secours de seize francs, le 25 février 1831, un secours de trente francs, le 11 mars 1831, un secours de vingt francs, le 13 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Elle fut d’abord admise, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 12 mars 1831, dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, puis dans la 3e classe des blessés et pensionnée de trois cents francs. Elle s’était mariée le 16 février 1820 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris. Elle demeurait 16, rue de la Licorne en 1831. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 293 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 74 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 697) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 12 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 3e classe.