Huot aîné, Louis, Félix
Biographie
Né le 18 octobre 1809 à Paris. Fondeur en caractères. Il combattit à la Grève, au pont d’Arcole, aux Quatre-Nations et à la caserne de Babylone où il pénétra un des premiers et fit prisonnier un sous-officier suisse. Le certificat suivant établissait sa participation aux combats ainsi que celle de son frère, Huot, Claude, Adolphe : « Nous, soussignés, propriétaires, fonctionnaires publics, certifions et attestons que les nommés Louis, Félix Huot, fondeur en caractères, âgé de vingt-quatre ans, Claude, Adolphe Huot, compositeur, âgé de seize ans (frères), ont dès le 27 juillet quitté leurs travaux pour se rendre où l’honneur et la défense de la patrie les appelaient ; qu’ils ont comme tout bon Français participé à reconquérir la liberté nationale, en se trouvant aux journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet 1830, à la Grève, au pont d’Arcole, ensuite aux Quatre-Nations, de là à la caserne Babylone, où l’aîné pénétra un des premiers et fit prisonnier un sous-officier suisse, duquel il eut son ordonnance et en fit la remise à la mairie du (ancien) Xe arrondissement de Paris ; son jeune frère reçut un coup de feu à cette attaque et fut soigné par son père et sa mère (domiciliés rue des Vieilles-Tuileries n° 43) et que jusqu’alors il n’a pu reprendre ses travaux ; qu’enfin partout ils ont donné des preuves de valeur et de courage dignes d’exemple. » Signé, le 11 octobre 1830 : Fournier, « colonel en retraite, l’un des commissaires chargés de la quête à domicile de l’arrondissement », demeurant 35, rue des Vieilles-Tuileries ; Bauche, A., « commissaire chargé » de la quête à domicile de l’arrondissement » ; Lebigre, Dre, demeurant 37, rue des Vieilles-Tuileries ; Raberain, grainetier, demeurant 30, rue des Vieilles-Tuileries ; Demontmort, propriétaire, demeurant 42, rue des Vieilles-Tuileries. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 22 juin 1831 et son brevet le 27 août de la même année. Il avait deux frères, Claude, Adolphe, qui fut grièvement blessé en préparant des balles et des cartouches pour ses frères et un autre qui fut blessé à la même attaque de la caserne. En juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut une gratification de cinq francs et trente centimes, à titre de décoré non pensionné. Il demeurait chez ses parents, 43, rue des Vieilles-Tuileries en 1830-1831 ; 81, rue du Cherche-Midi en 1837. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, année 1837 ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lenaux ou Lenoux, Pierre (où son nom est sur une liste de blessés du (ancien) Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58.