Hurez, Félix, Désiré
Biographie
Né le 12 septembre 1801 à Cambrai (Nord). Entrepreneur de serrurerie. Il relatait ainsi sa participation aux combats de Juillet, dans une lettre adressée à la Commission des récompenses nationales : « Le mercredi 28, je me rendis sur le boulevard Bonne-Nouvelle pour seconder l’attaque qui avait lieu à la porte Saint-Denis. Après la retraite des troupes, je rentrai chez moi et m’occupai à faire des pinces pour dépaver les rues et former des barricades. Le 29 au matin, après avoir passé la nuit à l’état-major de la place Cadet, je me portai au Louvre, d’où je ne revins qu’après y être entré et avoir chassé les Suisses. De retour chez moi, je fus envoyé par le colonel Bro, commandant notre quartier, en reconnaissance à Montmartre. Après avoir rempli ma mission, je continuai de monter la garde aux différents postes qui me furent désignés. Le samedi, je marchai sur Vincennes, sous les ordres du colonel Bro, lorsqu’on battit le rappel pour aller à Rambouillet. Je ressaisis mes armes et me rendis avec mes camarades à cette expédition. Le fer ni le feu ne m’ont atteint mais j’ai gagné un échauffement de poitrine dont je souffre encore. » Lefebvre, épicier, demeurant 62, rue Coquenard, lui délivra le certificat suivant, le 1er septembre 1830 : « Je, soussigné, certifie que M. Félix Hurez, entrepreneur en serrurerie, rue Coquenard n° 41, s’est comporté comme un brave pendant les journées de la révolution dernière et qu’il était chargé de la conduite d’un détachement de volontaires envoyés en éclaireurs par le M. le colonel Bro dans la plaine au-delà de Montmartre (j’étais un de ceux qui l’accompagnait). » Pontallié, demeurant 54, rue Coquenard lui délivra le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que M. Hurez, […] m’a accompagné dans la nuit du 27 au 28 au boulevard Bonne-Nouvelle et qu’il s’y est bravement conduit. Le 28, il a fourni des outils pour dépaver les rues et former des barricades. Le 31, je l’ai retrouvé à la place Cadet et il a marché avec nous sur Vincennes. Les jours suivants, je l’ai encore rencontré à différents postes et j’ai appris que pendant que nous étions de garde à Montmartre il était allé à l’expédition de Rambouillet. » Boue illisible, vérificateur, demeurant 24, rue Saint-Lazare, attestait qu’il avait combattu dans les rangs du peuple, qu’il l’avait rencontré à plusieurs attaques et que le 31 il était parti, sous le commandement du colonel Bro, du poste de la place Cadet vers Vincennes avec le détachement dont il faisait lui-même partie. Meunier, entrepreneur, demeurant 25 bis, rue Neuve-Coquenard, lui délivra, le 4 septembre 1830, le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le sieur Félix Hurez […] a exposé ses jours dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il n’a cessé de combattre pour la liberté. Je l’ai retrouvé à Vincennes bien fatigué et il était, quoique harassé de fatigue, prêt à se battre. Je certifie aussi qu’il a fait partie des volontaires de Rambouillet. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il signa, en 1831, le certificat suivant en faveur de Prévost, Louis, Pierre quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie que j’ai vu M. Prévost, Louis, Pierre, au coin de la rue de Rohan, faisant feu contre la garde royale qui était dans la rue Saint-Honoré, le 28 juillet 1830. » Il demeurait 41, rue Coquenard en 1830 (par erreur 21, rue Coquenard en 1831 in Archives nationales F/1dIII/39. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 409 in dossier Prévost, Louis, Pierre. On trouve dans le Bulletin des lois, partie supplémentaire, en 1842 p. 558 M. Hurez (Félix-Désiré), fabricant de cheminées, demeurant à Paris, rue du Faubourg-Montmartre, n° 42, auquel il a été délivré, le 10 septembre dernier, le certificat de sa demande d’un brevet d’addition et de perfectionnement à son brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans, en date du 11 mai précédent, pour un calorifère à air chaud et a réflexion interné.