Husshoff, Jacques, Christophe

Biographie


Né le 31 décembre 1799 à Bassing (Meurthe), fils de Husshoff, Jacques et de Chadé, Christine, son épouse. Sculpteur sur nacre (par erreur mercier in Archives nationales F/1dIII/37 et plâtrier in Archives de Paris VK3 46). Il eut deux doigts écrasés en travaillant à une barricade de la rue Neuve-Saint-Eustache. Il reçut un secours de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Le docteur Bellemain, médecin à Belleville, délivra en date du 31 décembre 1830, le certificat suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie avoir donné mes soins à la dame Husshoff, demeurant rue d’Orillon n° 9, qui a depuis quelques jours des douleurs pour accoucher. J’atteste aussi que son mari, qui a été blessé aux affaires de Paris, manque d’ouvrage, ce qui le met dans l’impossibilité de suffire aux besoins de sa famille, ayant déjà deux enfants, et le place dans la nécessité de solliciter des secours du gouvernement. » Il reçut (sous le nom de Hussoff, Jacques, Christophe) un total de trois cent dix francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. En décembre 1830, père de deux enfants, il était sans ouvrage, dans une position très gênée, et sa femme, Prodhomme, qu’il avait épousée le 3 mai 1827 à la mairie du (ancien) VIe arrondissement de Paris, était sur le point d’accoucher. Il ne présenta que le 21 août 1830 à la Commission des récompenses nationales des pièces qui avaient été auparavant égarées. Par une lettre en date du 23 août 1831, la Commission des récompenses nationales lui faisait savoir que sa demande d’examen de ses droits était posée trop tardivement et qu’il ne pouvait y être donné aucune suite. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Husshoff s’est conduit le 28 juillet en vrai patriote, particulièrement rue Saint-Denis au moment où les gardes nationaux du (ancien) VIe arrondissement venaient d’entrer dans la cour Batave. Plusieurs personnes, armées de pistolets et de bâtons, criaient Aux armes ! et en demandaient à grands cris. L’un d’eux désigne une maison comme renfermant des armes. Aussitôt, ils veulent tirer dans les fenêtres. Le sieur Husshoff s’est jeté devant eux et leur a fait un discours tendant à les ramener à des sentiments plus doux et il parvint à leur faire respecter cette maison, qui était celle d’un marchand d’étoffes. Nous fûmes séparés par la foule et je ne l’ai revu qu’à Saint-Louis, où il est venu me voir. » Signé, le 26 février 1831 : Boursier, demeurant 49, rue des Gravilliers. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Husshoff s’est joint à nous avec empressement le 28 juillet pour former une barricade. Je lui ai moi-même remis une forte pince pour arracher les pavés. Il fit tout son possible pour se rendre utile. Il eut deux doigts écrasés par la pince dont il se servait. On lui a sur-le-champ pansé sa blessure et lorsque nous eûmes fini il s’est retiré. » Signé, le 25 février 1831 : Julien, demeurant 23, rue Neuve-Saint-Eustache. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Husshoff, quoique blessé à la main droite, a donné des soins aux blessés, que moi particulièrement il a aidé à me conduire dans une charrette à bras à Saint-Louis avec un autre blessé, qui est mort peu de temps après. » Signé, le 26 février 1831 : Drouard (voir Drouard, Jean-Baptiste ?), demeurant dans le quartier du Marais. Il retira, le 30 janvier 1832, les dix pièces qu’il avait confiées à la Commission des récompenses nationales pour faire établir ses droits. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des réclamants comme sans fortune. Il demeurait 11, rue des Couronnes en septembre 1830 ; 9, rue d’Orillon en décembre 1830 ; 4, rue du Faubourg-du-Temple en 1830-1831 (mais 4, rue de Lorillon dans le faubourg du Temple, écrit-il lui-même in Archives de la préfecture de police AA 393). Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VK3 46 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives de la préfecture de police AA 393.

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