Inconnu

Biographie


Prote d’imprimerie. Le 29 juillet, quand Sémonville, d’Argout et Vitrolles furent envoyés à Paris par Charles X pour annoncer la révocation des ordonnances et la nomination de Mortemart comme président du conseil, avec Casimir Perier et le général Gérard comme ministres, ils rentrèrent dans Paris par une barrière [laquelle ? ce n’est pas précisé] depuis laquelle on tira sur la voiture une vingtaine de coups de fusil : « Je m’élance, j’appelle, je me nomme, comme si j’étais quelque chose. Le commandant s’avance les armes hautes. Ce mouvement détourne l’attention des jeunes gens, qui laissent Alexandre Girardin, courant derrière nous, se lancer dans Paris à toute course de son cheval, pendant qu’une nouvelle décharge est dirigée contre lui sans l’atteindre. Il est convenu entre le chef de poste et nous que quatre hommes et un caporal improvisé nous conduiront à l’Hôtel de Ville. […] Pauvre chef de poste, prote d’imprimerie, que d’excuses n’est-il pas venu me faire quelques jours après, de sa brusque réception ! Il était marié, se mourait de la poitrine, avait quitté son lit de misère pour se mêler aux combattants. Il demandait une petite place tranquille… et ne m’a pas laissé le temps de l’obtenir ! Je n’ai eu que celui de secourir ses derniers jours, d’acquitter ses funérailles, et de faire reconduire sa pauvre femme dans sa famille. » Mémoires sur la révolution de 1830, Sémonville in Revue de Paris, 1re année, t. 5 (1er septembre 1894), p. 94.

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