Jacoubet, Simon

Biographie


Né le 4 messidor an VII (22 juin 1798) à Toulouse (Haute-Garonne). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. En 1831, il était chef de bureau à la préfecture de la Seine. Commandant en premier le 3e bataillon de la IXe légion de la garde nationale, il fut fait chevalier de la Légion d’honneur le 29 avril 1841. Il mourut le 18 mai 1879. Le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier de Maitron a rédigé sur son compte la notice biographique suivante : « Né le 22 juin 1798 à Toulouse (Haute-Garonne) ; architecte à Paris ; combattant de 1830 et 1832 ; insurgé en février 1848 ; candidat à la Constituante ; se range parmi les défenseurs de l’ordre en Juin 1848 ; hostile au prince-président après le 2 décembre . Ex-chef du bureau des plans à l’Hôtel de Ville, auteur de l’Atlas de Paris. Il combattit en Juillet 1830 et en juin 1832 pour la République. Décoré de Juillet et chevalier de la Légion d’honneur, il était le fondateur de l’Association de la famille du bâtiment qu’il transforma en club de la Famille du bâtiment qu’il présida en 1848. Combattant de Février, après avoir fait son testament en ces termes : “Je lègue mon âme à Dieu, mon sang à la liberté, mes biens à Mademoiselle Flora Acarie”, sa compagne depuis vingt ans, il s’en alla combattre à la barricade Montmartre et au Palais-Royal où il sauva un caporal du 14e régiment d’infanterie de ligne. Chef de bataillon de la XIe légion de la garde nationale, il présenta sa candidature à l’Assemblée nationale par l’intermédiaire du club du Commerce à Toulouse et se dit “franchement républicain démocrate, avec une tendance au socialisme mis à l’état d’essai en Algérie, par exemple”. Très acharné à retrouver sa place au bureau des plans à l’Hôtel de Ville, il défendit le régime établi en juin 1848, tenta d’empêcher la construction de la barricade Saint-Denis qu’il attaqua avec son bataillon. En compagnie du général Lebreton, il donna l’assaut aux barricades de la rue Rochechouart, de la barrière de La Villette et, le 26, de la Chaussée Clignancourt. En décembre 1851, fraternisant avec les insurgés de la barricade de la rue Rochechouart, il leur promit de quoi manger et les envoya prendre des armes à son domicile. L’insurrection vaincue, il manifesta son hostilité au nouveau régime. Ses propos, rapportés par un forçat en rupture de ban, lui valurent d’être expulsé. » L’ouvrage donne en référence Archives ministère de la Guerre B 1046. Il demeurait à Montesquieu-Volvertre en 1872. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet. Consulter aussi Archives nationales F/7/*/2591 et Service historique de la Défense 7J21

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