Jacquemart, Jean-François
Biographie
Cocher. Il adressa, le 11 septembre 1830, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Jacquemart […] a l’honneur de vous prier de vouloir bien vous intéresser à lui pour lui faire avoir une indemnité ou récompense de ce qu’il a fait dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier. […]
»Il ose vous assurer qu’il s’est dévoué avec un grand zèle et un dévouement sans borne à la cause nationale de la liberté, en abandonnant avec désintéressement l’emploi qu’il avait comme cocher, ainsi que sa femme, pour se réunir à ses concitoyens pour la même cause. Il s’est armé d’un fusil et s’est rendu à la porte Saint-Martin le 27. Le 28 au même endroit, rue Bergère, aux Menus-Plaisirs, arcade Colbert, rue Richelieu, place du Palais-Royal et le 29 au ministère des Affaires étrangères, arme au bras, il a protégé la conduite des chevaux des gendarmes chez M. Casimir Perier. Après cette escorte, il est rentré au même ministère et y a fait plusieurs heures de faction. A la suite de ces trois journées il a fait partie de l’expédition de Rambouillet. Il avait fait le 30 une faction de quatre heures auprès d’une pièce de canon à la place de Grève.
»La faveur d’une récompense ou d’un emploi suivant son état dans une maison royale ou autre établissement du gouvernement lui procurera les moyens d’existence qu’il a besoin ainsi que son épouse étant dans ce moment sans occupation. Il sait lire et écrire.
»Dans l’attente, etc. »
Sa lettre fut apostillée par de nombreuses personnes dont Collot, Charles (voir ce nom) ; Dobignÿ, demeurant 10, rue Saint-Nicolas-d’Antin ; Bary, grainetier, demeurant 4, rue Théroux à la Chaussée-d’Antin ; Favre, restaurateur, demeurant 25, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Denisart, demeurant 35, rue de la Ferme ; Nicole, demeurant 38, rue de la Ferme ; Couturier, demeurant 32, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Chapuis, demeurant 32, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Langelais, menuisier, demeurant 30, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Heiser, demeurant 28, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Levilain, demeurant 18, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Sansony (ortho pas sûre), sellier, demeurant 19, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Larché, mercier, demeurant 12, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins ; Chevance, marchand grainetier, demeurant 62, rue Basse-du-Rempart. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Son dossier est annoté de l’observation suivante : « Le sieur Jacquemart mérite la médaille nationale. Il serait à désirer qu’on pût lui faire obtenir un emploi. » Jacquemart demeurait 30, rue Neuve-de-la-Ferme-des-Mathurins en 1830. Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement.