Jacquet, François
Biographie
Né le 11 novembre 1787 à Scye (Haute-Saône), fils de Jacquet, Jean-Baptiste et de Moussard, Jeanne-Claude, son épouse. Tailleur de pierre. Il fut tué le 28 juillet vers midi place de l’Hôtel-de-Ville près du pont d’Arcole. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 5 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Tarry, Aristide, employé, demeurant 14, place Royale ; Boquet, Aimé, employé, demeurant 14, place Royale ; Nazon Saint-Hilaire, employé, demeurant 14, place Royale. Ils attestèrent que Jacquet, François avait « été tué le 28 juillet 1830 sur la place de l’Hôtel-de-Ville près le pont d’Arcole ». Il laissait une mère, Moussard, Jeanne-Claude, née le 31 août 1763 (bien le 31 août 1763 dans son acte de baptême et in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet ; parfois mais par erreur le 21 août 1763) à Seye, veuve de Jacquet, Jean-Baptiste, maître d’école. Le maire de la commune de Seye lui avait délivré, en date du 30 avril 1830, un certificat qui attestait qu’elle était « une femme irréprochable sous tous les rapports […] la recommandant même aux personnes bienfaisantes comme étant sans aucun moyen d’existence ». Elle fut pensionnée de trois cents francs (sous le simple nom de Jacquet sur les listes du Bulletin des lois). Elle reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Les parents s’étaient mariés le 9 janvier 1781 à Scye ; sur l’acte de mariage, Jacquet, Jean-Baptiste est indiqué comme le fils de Jacquet, Pierre, Antoine et de Cornut, Jeanne ; Moussard, Jeanne-Claude est indiquée comme la fille de Moussard, Claude, François (mais Moussard, François dans l’acte de naissance de Moussard, Jeanne-Claude), laboureur à Scye, et de Rousselet, Marie. Jacquet, Jean-Baptiste devait décéder le 8 décembre 1807 (à minuit et demi sic) à Lure (Haute-Saône) ; sur son acte de décès, il est indiqué comme étant né à Quincey, comme étant huissier et comme demeurant alors 232, rue des Fossés à Lure. Jacquet demeurait 122, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; sa mère, à Scye en 1830 ; 45, rue Traversière-Saint-Antoine puis 123, rue Faubourg-Saint-Antoine en 1833. Le nom de Jacquet (F. Jacquet) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 100 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 80 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste d’ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, cas exceptionnels et ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.