Jacquin, François, Thérèse, Justin
Biographie
Né vers 1796 à Dole (Jura). Ancien secrétaire d’ambassade. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Jackin, François, Thn, Justin sur les listes du Bulletin des lois et sous le seul nom de Jackin sur les listes du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Il signa, le 31 août 1830, avec Mignard, Jacquin et Amic, le certificat suivant en faveur de Pucel, Joseph : « Nous, soussignés, commandants des différents corps francs qui ont combattu pour la patrie aux journées des 28 et 29 juillet 1830, certifions que le sieur Pucel, Joseph, âgé de trente-trois ans, natif de Paris (Seine), s’est rallié à nos ordres dès le 28 au matin, nous a accompagné alternativement à la Grève, au pont Notre-Dame, à la reprise de l’Hôtel de ville, le 29 aux Tuileries dans les rues adjacentes à la caserne de Babylone et n’a posé les armes que le 31, jour du licenciement du corps. Sa conduite ferme, courageuse et patriotique est digne d’éloges et mérite la bienveillance du gouvernement. » Il signa un certificat en faveur de Camguilhem de Carmentran, pour attester que ce dernier s’était rallié à la colonne dirigée par Jacquin et que sa conduite avait été « digne d’éloge ». Il signa (sous le nom de Jacquin, J., C. et agrémenté des trois points maçonniques), le 29 août 1831, avec Schwaertzel, Jérôme (voir ce nom), Bourgeois, Jean-Pierre (voir ce nom), et Boulet, Jean-François, Julien (voir ce nom) le certificat suivant en faveur de Burtin, Louis : « Nous, soussignés, chacun pour ce qui est à sa parfaite connaissance, certifions que le sieur Louis Burtin, bourrelier, a tenu dans les glorieuses journées de Juillet une conduite pleine de courage et de dévouement ; que dès le 27, étant sorti en armes, il s’est rendu porte Saint-Martin, où il a combattu avec résolution et persévérance jusqu’à ce que la nuit et la fatigue aient contraint les soldats de la garnison à se retirer dans leurs quartiers ; que le 28 il s’est porté sur la place de l’Hôtel de ville, où il s’est réuni à tant d’autres braves, avec lesquels il a fait triompher sur ce point important la cause de la liberté ; que le 29 il est encore allé chercher les plus grands dangers dans la rue de Richelieu et au coin de celle de Rohan, où les combats ont été des plus meurtriers ; que le 30 il a, malgré sa lassitude, marché des premiers sur Saint-Cloud, contre la garde royale, qu’il a combattue et qu’il y a fait planter le drapeau tricolore ainsi qu’à Ville-d’Avray et à Versailles ; qu’enfin il a, dans tout le cours de l’immortelle révolution, joint à l’énergie du patriotisme la modération et l’humanité qui distinguent un cœur vraiment français. » Il signa à la même date exactement le même certificat en faveur de Richard, François. Il signa (sous le nom de Jacquin, J., et agrémenté des trois points maçonniques), le 3 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Neisse, Pierre, Amand : « Je, soussigné, commandant d’un des corps francs qui ont combattu aux journées des 28 et 29 juillet 1830, certifie que le nommé Neisse, Pierre, Amand, âgé de dix-sept ans, natif de La Ferté-sous-Jouarre, relieur de livres, a fait partie du premier détachement qi a été conduit à la Grève. Il a combattu en tirailleur, au coin de la rue du Mouton, avec une intrépidité qui lui a mérité l’admiration des habitants du quartier et particulièrement l’estime de son chef. Sa conduite, sous tous les rapports, est digne de la bienveillance du gouvernement. » Il signa, le 27 août 1830, le certificat suivant qui constatait la blessure et le décès de Morisot, Nicolas : « Je, soussigné, commandant d’un des corps francs qui ont combattu aux journées des 28 et 29 juillet 1830, certifie que le sieur Morisot, Nicolas, ex- militaire au 24e régiment d’infanterie de ligne, âgé de cinquante ans, natif de Chatoilenot, département de la Haute-Marne, s’est rallié le 28 au soir au détachement que je commandais et qui se trouvait en tirailleur sur le quai Notre-Dame. Il m’a suivi à la reprise de l’Hôtel de ville, où il a donné des preuves de courage et de patriotisme et a été atteint d’une balle qui lui a fracassé l’avant-bras, en poursuivant les Suisses que nous forcions à se réfugier au Louvre. Il est décédé le 22 août à l’Hôtel-Dieu par suite de sa blessure et laisse une veuve et quatre orphelins dont trois en bas âge. » De la même manière, il comparut, le 10 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Morisot, Nicolas ; et les sieurs Amic et Jacquin déclarent en outre que ledit Morisot, se battant avec eux rue du Mouton près la place de Grève entre les Suisses et les gardes royaux, le 28 juillet dernier, y a reçu un coup de feu au bras droit. Tous déclarent parfaitement savoir que de suite après cette blessure ledit sieur Morisot s’est rendu à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Charles, pour s’y faire soigner et qu’il y est resté jusqu’au 23 août suivant, jour de son décès ». Sa médaille lui fut délivrée le 22 juin 1831 et son brevet le 17 août de la même année. Son nom (Jackin) est, comme décoré de la médaille de Juillet, sur une liste de décorés sur laquelle devait être choisie une députation de vingt-quatre décorés de la Croix de Juillet et de vingt-quatre décorés de la médaille de Juillet pour assister, à la Bastille, aux cérémonies qui devaient marquer le premier anniversaire de la révolution de Juillet. En juillet 1833, il reçut, à titre de décoré de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à l’occasion des fêtes nationales pour l’anniversaire de la révolution de Juillet (il était alors chirurgien sous-aide sur les listes de la mairie). Il demeurait 19, rue de Bucy en 1830 ; 2, rue Cadet puis 41, rue du Four-Saint-Honoré en 1831 ; 18, rue Sainte-Barbe en 1833. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1833, (ancien) Xe arrondissement municipal, état d’émargement de la somme de vingt-cinq francs accordée à des décorés du (ancien) Xe arrondissement de Paris à l’occasion des fêtes nationales de juillet 1833 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 in dossier Camguilhem de Carmentran ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morisot, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Pucel, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 375 in dossier Burtin, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 405 in dossier Neisse, Pierre, Amand ; Archives de la préfecture de police AA 411 in dossier Richard, François. In Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, 1er trimestre 1852, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), et afférents aux 3e et 4e trimestres de 1852, minute 263, idem Etat de répartition de secours entre quatre-vingt-sept personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 3e et 4e trimestres réunis, minute 265, idem Etat de répartition de secours entre vingt-cinq personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 1er trimestre 1853, minute 275, il y a un Jacquin, Justin, demeurant 16, rue des Saints-Pères ou 14, rue des Saints-Pères, qui, à chaque trimestre de 1852 et au 1er trimestre de 1853, reçut un secours de cent francs, de la part de la préfecture de police, à titre de condamné politique sous la Restauration.