Jadin, Edmond ou Edouard
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, médecin accoucheur, demeurant à Paris, rue de Ménilmontant n° 50, certifie que M. Jadin, Edouard (sic), rue de Harlay n° 27, fut blessé le 28 juillet 1830, à la partie latérale interne de la seconde phalange du pouce de la main gauche par un coup de sabre qu’il reçut aux combats de la porte Saint-Denis, où je le rencontrai quelques instants avant et le pansai vers 1 heure après-midi rue des Vieilles-Haudriettes n° 8, où il savait me trouver. Je lui continuai mes soins pendant une quinzaine de jours que dura la guérison de sa blessure, dont il reste une cicatrice très apparente. » Signé le 12 septembre 1831 : Vigreux. Jadin adressa à la Commission le récit suivant de sa participation aux combats : « Je me suis abstenu jusqu’à ce jour de vous faire connaître la part active que j’ai prise dans les trois journées de juillet. Des raisons, qui n’existent plus aujourd’hui, me permettent de réclamer de vous la faveur de faire valoir mes droits comme combattant des glorieuses journées. Voici, messieurs, ma conduite dans deux journées seulement, c’est à vous de juger si vous me trouvez digne d’une distinction. Mercredi matin, je me rendis sur le boulevard Saint-Denis, dans l’intention de prendre part autant qu’il serait en mon pouvoir, à la noble résistance des Parisiens. Je me rendis d’abord chez une personne de ma connaissance qui reste dans le faubourg pour m’informer au juste de ce qu’il y avait à faire. Ayant trouvé cette personne dans les meilleures partie du manuscrit brûlée pourrait me procurer les moyens d’être utile partie du manuscrit brûlée demande et peu d’armes, je me rangeai près de la fontaine. Je ne tardai pas à entendre les cris de Vive la charte ! et en même temps, je vis descendre un détachement de cuirassiers qui vinrent charger sur nous. La résistance fut vive, bien que nous eussions à peine de quoi parer les coups. Nous cherchâmes à gagner quelques maisons et au moment où je quittai ma place je fus atteint d’un coup de sabre à la main gauche, qui me fit une blessure au pouce. Parvenu dans la rue Saint-Martin, un docteur me pansa chez son beau-frère (voir le certificat plus haut, N.D.A.). Rentré chez moi, ma femme ne voulut plus me laisser exposer le reste du jour, d’ailleurs ma main m’ôtait les moyens d’être utile. Pourtant, jeudi matin, je me rendis de nouveau en campagne et après avoir travaillé aux barricades du Pont-Neuf et de la place Dauphine et après avoir parcouru le faubourg Saint-Germain, j’allais rendre une visite à M. Darmaing, rédacteur de la Gazette des tribunaux, mon beau-frère, pour puiser de lui des renseignements partie du manuscrit brûlée convenait de faire partie du manuscrit brûlée maître du Louvre partie du manuscrit brûlée se disposait à l’attaque pour m’y rendre et trouvant à la place des Victoires une assez grande quantité de jeunes gens, je les plaçai sur deux rangs, ne pouvant avec une seule main me servir d’autre arme que de mon épée. Notre marche fut interrompue par un accident occasionné par la maladresse d’un des nôtres, qui, ayant maladroitement posé à terre une arme chargée, blessa un des camarades, qui fut transporté de suite par la rue du Petit-Reposoir. Ce malheureux doit être du nombre de vos blessés. Ce ne fut pas sans difficulté que nous parvînmes à nous rendre au Louvre, en regagnant le bord de l’eau. Nous nous en rendîmes maîtres, ainsi que vous le savez, et de là continuâmes notre marche jusqu’aux Tuileries. Si de plus amples renseignements vous sont nécessaires, je suis tout près à y répondre de vive voix, si vous daignez me faire appeler. » En 1831, il était officier au 4e bataillon de la XIe légion de la garde nationale. Il demeurait 27, rue du Harlay-Dauphine en 1831. Archives de la préfecture de police AA 393.