Jamault, Isidore
Biographie
Né vers 1806 à Marsangis (Yonne). Marchand de vins au coin des rues Saint-Germain-l’Auxerrois et Bertin-Poirée. « Soldat des trois journées », il sollicita la décoration de Juillet. Il joignait à sa demande le certificat suivant, délivré le 20 décembre 1830 : « Nous, soussignés, négociants et habitants du quartier Saint-Germain-l’Auxerrois, attestons qu’il est à notre connaissance particulière que le sieur Isidore Jamault, marchand de vins au coin des rues Saint-Germain-l’Auxerrois et Bertin-Poirée, n° 54 et 1er, a, pendant les journées des 28 et 29 juillet dernier, abandonné sa maison de commerce à la garde d’un jeune homme de seize ans et que, armé d’un fusil, il est allé se joindre aux nombreux citoyens armés ainsi que lui pour le maintien des lois, la défense des libertés publiques et le renversement de la tyrannie. Qu’il s’est particulièrement distingué par sa persévérance, son courage, son sang-froid, à la place Saint-Germain-l’Auxerrois. Qu’il a été engagé au coin de la rue de Rohan, où il a couru le plus grand danger, le corps dont il faisait partie, fort d’environ deux cents hommes, ayant essuyé le feu de la garde royale et des Suisses retranchés dans les étages supérieurs des maisons de la rue Saint-Honoré. Qu’il a assisté à l’attaque du Louvre et participé à la prise des Tuileries, à laquelle il a puissamment contribuée. Enfin qu’il a déposé les armes qu’après que la victoire sur les ennemis des institutions constitutionnelles a été complète. » Signé : Dumesnil, Louis (voir ce nom), demeurant 4, rue Bertin-Poirée ; Bonneau, chevalier de Saint-Louis, demeurant 64, rue Saint-Germain-l’Auxerrois qui ajoutait que Jamault s’était « présenté en armes avec dévouement place du Louvre, où j’avais été requis […] pour le pansement des blessés transportés dans l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois » ; Laurent (voir Laurent, Sébastien), grenadier de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 9, rue Bertin-Poirée, qui attestait l’avoir vu combattre au Louvre ; Rambaux (illisible), demeurant 18, rue du Petit-Vaugirard ; Bay (illisible), demeurant 59, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Boulois (illisible), demeurant 51, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Hebert, marchand épicier, demeurant 57, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Durand, demeurant 22, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois ; illisible (…utel), cuisinier, à l’hôtel du 4, rue Bertin-Poirée. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il cosigna le certificat suivant délivré en faveur de Dumesnil, Louis : « Nous, soussignés, Bouteville frères (ce dernier mot est illisible), commandant le peloton des sept, ainsi désigné par nous, moi Boutteville aîné, je certifie que j’ai armé, habillé le sieur Dumesnil, homme de confiance à l’hôtel Gaillarbois et qu’il s’est comporté dans ces circonstances en brave et loyal défenseur de la liberté, attendu qu’il a fait feu avec moi à un peloton du 3e régiment de la garde, commandé par un capitaine, au nombre de vingt-cinq hommes et qu’il s’est comporté comme nous avec sang-froid. » Il signa, le 26 août 1830, l’apostille suivante, quand Laurent, Sébastien, sollicita de son colonel l’honneur d’être nommé porte-drapeau de la IVe légion de la garde nationale : « Les soussignés attestent que M. Sébastien Laurent, garde national, s’est conduit d’une manière très courageuse pendant les événements de notre glorieuse révolution, que nous sommes convaincus que tous les faits relatés dans sa demande sont de la plus exacte vérité. C’est pour quoi nous le recommandons particulièrement à l’attention de M. le colonel. » Il était grenadier à la IVe légion, 4e bataillon de la garde nationale. Il demeurait 54, rue Saint-Germain-l’Auxerrois et 1, rue Bertin-Poirée en 1830. Archives de Paris VD6 277 in dossier Dumesnil, Louis ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives de la préfecture de police AA 397 in dossier Laurent, Sébastien.