Jammes, Auguste
Biographie
Né vers 1800 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). Pharmacien. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussignée, certifie que M. Jammes, pharmacien-docteur, a pansé des blessés à la Bourse, sous mes yeux, le 29 au soir des journées de juillet 1830. Ce n’est qu’en rendant hommage à la vérité que je lui ai délivré le présent. » Signé, le 10 juillet 1831 : Lepelletier (voir Lepelletier mademoiselle, Angélique, Adélaïde, Suzanne), « ayant tenu l’ambulance de la Bourse », décorée de Juillet. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jammes, Auguste, pharmacien, […] demeurant rue Montmartre, au coin de celle du Mail n° 38 (sic), s’est conduit dans les journées des 28 et 29 juillet 1830 avec un courage peu commun, qu’il a particulièrement, dans la rue des Prouvaires, soutenu le feu meurtrier des Suisses dans la journée du mercredi 28 et que le 29, après avoir pansé plusieurs blessés sous le Théâtre-Français, il a combattu un des derniers contre les Suisses et les gardes royaux dans la rue de Rohan. » Signé, le 20 juillet 1831 : Nones (voir Nones, Chéri, Daniel), décoré de Juillet, qui attestait l’avoir vu combattre au Théâtre-Français ; Sauné illisible, demeurant 36, rue des Prouvaires, qui attestait l’avoir vu passer dans la rue des Prouvaires le 28 juillet et armé d’un fusil ; Sazias (voir Sazias, Daniel), décoré de la Croix de Juillet, demeurant 324, rue Saint-Honoré, qui attestait de plus que Jammes avait combattu à ses côtés dans la journée du 29 juillet. Il demeurait rue Montmartre en juillet 1830 ; 38, rue du Mail en 1831. Archives de la préfecture de police AA 394. Il s’agit sans doute d’un grand-oncle du poète Francis Jammes.