Jandard, Jean-Baptiste

Biographie


Né vers 1796 à Beaujeu (Rhône). Employé. Le 1er juin 1831, n’ayant pas été compris dans les listes de décorés de la Croix de Juillet, il sollicita auprès du roi son obtention. Il présentait, à l’appui de sa demande, plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean-Baptiste Jandard, dans la journée du 28 juillet 1830, s’est conduit en bon Français, qu’il a été présent où le danger existait et que par son sang-froid et son courage, il s’est montré au-dessus des événements. C’est lui surtout qui, par sa fermeté, a empêché le peuple de mettre le feu au corps de garde de la Madeleine, abandonné par la troupe de ligne. Après avoir essuyé le feu d’un peloton de la garde et la charge de la gendarmerie à cheval, il s’est reployé à la tête du peuple ; dans la rue Sainte-Croix, il a entrepris une barricade. On ne saurait donner trop d’éloges à un citoyen tel que lui, et nous nous faisons un véritable plaisir de lui en donner un certificat. » Signé, le 8 septembre 1830 : Naudet fils (voir ce nom), demeurant 71, rue Saint-Lazare ; Rochereau, P., demeurant 1, rue Sainte-Croix ; Marguerit, demeurant 84, rue Saint-Lazare ; Cadoret, demeurant 71, rue Saint-Lazare ; Bérard, Edme, limonadier, demeurant rue Saint-Lazare, en face la rue Sainte-Croix. Un double de ce certificat était indiqué comma ayant été remis à Plougoulm (voir ce nom). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean-Baptiste Jandard s’est conduit avec intrépidité, que l’un des premiers il s’est introduit dans le Louvre lors de la mémorable journée du 29 juillet dernier et que, se portant ensuite sur les Tuileries, il a rallié le peuple et que, malgré le feu, il a encore voulu paraître un des premiers dans l’enceinte de nos rois. Nous avons surtout admiré son audace et son sang-froid lorsque, avec peu d’hommes, il a tenu tête à un peloton de Suisses. En un mot, nous ne pouvons faire trop d’éloges de son courage. » Signé, le 1er septembre 1830 : Balmont, tailleur d’habits, demeurant 25, rue du Helder ; Rampon, demeurant 50, rue Neuve-Saint-Augustin ; Poncet, demeurant 46, quai des Ormes. Un double de ce certificat était indiqué comma ayant été remis à Plougoulm (voir ce nom). Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Jean-Baptiste Jandard a été présent à la prise du Louvre lors de la mémorable journée du 29 juillet, et qu’il a servi comme sergent sous mon commandement à Rambouillet le 3 du mois d’août. » Signé, le 30 septembre 1830 : Basson (voir Basson, Valentin). Il lui fut répondu que sa demande était posée trop tardivement, que les travaux de la Commission étaient clos. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il présenta alors les mêmes certificats mentionnés plus haut. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Jandard demeurait 22, rue de la Calandre en 1831. Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives de la préfecture de police AA 394.

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