Janelle, François ou Janel, François

Biographie


(sous le nom de Janelle, François fils de Jeannelle, Louis et de Magnin, Marie sur son acte de naissance) le 18 avril 1808 à Gemaux (Côte-d’Or), de Jeannelle, Louis (mais qui signe bien Jannelle), chapelier (mais parfois aussi boucher dans un certificat de la mairie de Is-sur-Tille) (lui-même né le 11 octobre 1774 à Dijon Côte-d’Or, sous le nom de Janel, Louis fils de Janel, Dominique, cabaretier, et de Buchillot, Nicole, son épouse) et de Magirin (ou Mangnin in Archives nationales F/1dIII/36 ou Manguin in Archives nationales F/1dIII/38 B, ou Magnin, Anne-Marie in Archives nationales F/1dIII/82 dans létat imprimé), Anne, Marie, Marguerite (elle-même née le 24 novembre 1774 à Is-sur-Tille en Côte-d’Or), son épouse (qui signe bien Jannelle née Magnin). Chapelier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au bras, le 29 juillet, rue Saint-Honoré près la place du Carrousel. Amputé à l’hôpital de la Charité, il mourut des suites de sa blessure le 31 août suivant. Il fut enterré, le 1er septembre 1830, au cimetière du Montparnasse. Sa famille reçut (sous le nom de Jeannelle) un secours de cent soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et sans doute aussi par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement puisque les parents y sont pensionnés. Le certificat suivant donnait des indications sur les circonstances au cours desquelles il avait été blessé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jannelle, François, chapelier, âgé de vingt-deux ans, demeurant rue Beaubourg, impasse Berthaud n° 4, a été blessé d’un coup de feu à l’épaule droite le 29 juillet, en combattant dans les rangs des défenseurs de la liberté, place du Carrousel. Nous, Jean-Baptiste Or..., et Richard Couët certifions en outre avoir porté ledit Jannelle à l’hospice de la Charité, accompagnés de deux personnes inconnues et qu’il est parfaitement à notre connaissance qu’il est mort des suites de cette blessure. » Signé, le 21 mars 1831 : Or..., Jean-Baptiste, chapelier, demeurant 20, chaussée Ménilmontant ; Couët, Richard, chapelier, demeurant 4, rue Geoffroy-Langevin. Ses parents avaient tenu un cabaret à Is-sur-Tille. Le père fournit le certificat médical suivant, qui constatait les infirmités dont il souffrait : « Nous, soussigné, docteur en médecine, domicilié à Is-sur-Tille, département de la Côte-d’Or, certifions que M. Louis Jannelle (sic), habitant de la commune, âgé de cinquante-six ans, porte depuis grand nombre d’années un engorgement considérable de la jambe gauche avec de larges et nombreuses cicatrices d’ulcères scorbutiques, qui se déchirent presque chaque fois qu’il se livre même à quelque léger travail ou qu’il marche à une petite distance. L’ancienneté de ces ulcérations, l’impossibilité de se procurer un traitement et un régime indispensables ne permettent pas de croire à une guérison. Ce malheureux a été militaire dans le 18e bataillon de la Côte-d’Or et réformé à Strasbourg pour cette infirmité. Ledit Jannelle (sic) est en outre atteint d’une myopie telle qu’il peut à peine voir assez pour se conduire. » Signé, le 1er septembre 1830 : Beulet, médecin. Le 19 octobre 1831, le maire de Is-sur-Tille certifiaient que les parents étaient « privés de tout moyen d’existence et dans un état voisin de la misère, ne pouvant en raison de leur âge avancé et de leurs infimités se livrer à aucun travail ni à aucun genre d’industrie propre à leur procurer les choses de première nécessité ». Les parents furent pensionnés de deux cents francs (sur la comptabilité de la Commission du [ancien] VIIe arrondissement, ils sont indiqués comme ayant reçu deux cent vingt-cinq francs de la Commission de la mairie du [ancien] Xe arrondissement ; sur la comptabilité de la Commission du [ancien] Xe arrondissement, ils sont indiqués comme présumés liquidé par la Commission du [ancien] VIIe arrondissement) et reçurent sans doute aussi une rente auprès de la Commission de la souscription nationale selon Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels. Les parents s’étaient mariés le 10 floréal an VIII à Is-sur-Tille. Ils avaient trois fils, dont deux qui étaient présents à Paris combattirent en juillet 1830, et deux filles. Le 24 juillet 1840, les restes de Janel (sous le nom de Janel, François dans le procès-verbal dexhumation in Archives de la préfecture de police AA 420) furent exhumés du terrain situé au cimetière du Montparnasse, où ils avaient été placés, puis ces restes furent renfermés dans un cercueil avec douze autres, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Les parents avaient choisi Petit, Jean, demeurant 14, rue de Bourgogne, comme fondé de pouvoirs. François Janelle demeurait 4, impasse Berthaud, rue Beaubourg ; ses parents, à Is-sur-Tille en 1831. Le nom de Janelle (F. Janelle) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 64 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, une feuille volante avec la liste des ascendants du Xe arrondissement, idem dossiers individuels ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 6-7 état des ascendants aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Jannelle, François) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.

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