Janicot, Pierre

Biographie


Né vers 1793. Rocailleur ou maçon. Il concourut avec Bourcey, Parinet, Picot, Renard, Saulnier et Senieffe à arracher le drapeau blanc qui flottait sur l’hôtel de ville et à le remplacer par le drapeau tricolore. Retourné dans son pays, la Creuse, sitôt après la révolution et resté deux ans malade, il ne revint à Paris qu’en 1833. A cette date, père de cinq enfants, il sollicita la décoration en récompense de sa conduite et des secours. Le préfet de police donna sur lui les renseignements suivants : « […] Pendant quelque temps, il a été sans ouvrage mais il travaille maintenant aux égouts ; il se dit père de famille ; toutefois il vit seul à Paris ; sa femme et ses enfants habitent, assure-t-il, le département de la Creuse. Sa conduite est régulière. » Il reçut cinquante francs. En 1834, le commissaire de police du quartier du Louvre donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié et ayant des enfants d’un âge déjà mûr. Sa femme habite le département de la Creuse. Il habite depuis six mois chez le sieur Lebreton, logeur, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, n° 59. Il est peu connu, soit en bien soit en mal. Il passe pour avoir de l’ordre. » Il présenta le certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants de Paris patentés, certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Pierre Janicot, âgé de quarante ans, profession de rocailleur, demeurant à Paris, rue de la Mortellerie n° 150, était sur la place de l’Hôtel-de-Ville le 28 juillet 1830 et qu’il a concouru avec nous à poser le drapeau tricolore sur l’Hôtel de ville ; qu’il l’a monté au péril de sa vie et que là il a arraché le drapeau blanc, fait preuve de zèle, de courage et de dévouement pour défendre nos libertés nationales. » Signé, le 4 novembre 1833 : Parinet (voir ce nom), demeurant 3, rue Saint-Dominique-d’Enfer ; Borton dit Latour (voir ce nom), demeurant 9, rue Saint-Paul ; Picot (voir ce nom), marchand de meubles, demeurant 2, rue Saint-Christophe ; Bourcey (voir ce nom), demeurant 2, place de Grève ; Renard (voir ce nom), demeurant 150, rue de la Mortellerie ; Senieffe (voir ce nom), entrepreneur d’écritures, demeurant 2, place de l’Hôtel-de-Ville ; Saulnier (voir ce nom), herboriste, demeurant 8, rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Il demeurait 150, rue de la Mortellerie en 1833 ; en garni chez Lebreton, 59, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1834. Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Yves.

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