Jardi, Anne ou Jardy, Anne
Biographie
Né vers 1798 à Felten (Creuse). Scieur de long. Il s’illustra au palais de justice et à la Grève. Il fut blessé par un coup de baïonnette au pouce, le 28 juillet. Il fut soigné par l’herboriste Legry, demeurant 151, rue du Faubourg-Saint-Antoine, qui le pansa pendant huit jours. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de vingt francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Jardy, Anne), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il réclamait, le 13 août 1831, la décoration de Juillet. Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et que, en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur d’un certificat délivré par Legry, qui l’avait soigné ; apostillé par Lafond, demeurant 9, rue Lenoir, qui témoigna que Jardi avait été blessé devant lui, et par Léger qui affirmait que Jardy était rentré à son domicile, le 28 juillet au soir, avec un fusil et la figure noircie de poudre ; il présentait aussi une attestation de Belhomme, en date du 27 août 1830, commissaire, qui certifiait l’avoir fait rechercher dans le recensement des blessés, qu’il était resté un mois sans pouvoir travailler, qu’il était fort malheureux et qu’on devait l’indemniser. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme dans une position de fortune médiocre. Il demeurait 6, rue Sainte-Marguerite-Saint-Antoine en 1830-1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 79 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 394 (parfois sous le prénom d’Aimé).