Jeanjot, Louis
Biographie
Né le 4 octobre 1790 à Sedan (Ardennes). Commis journaliste. « Dit avoir participé aux diverses barricades ; a fait partie de l’escouade du sieur Trastour et a fait partie du détachement qui s’est porté sur la place Louis-XVI », selon la commission des récompenses nationales. Il reçut la médaille de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 10 juillet 1831. Il fit l’objet, en juillet 1831, de la réclamation suivante de la part de plusieurs décorés de Juillet : « Les soussignés, tous décorés de Juillet, osent prendre la liberté de vous prier d’accueillir la réclamation suivante qu’ils ont l’honneur de soumettre à votre justice. Ils attestent que le nommé Jeanjot, Louis, ex-officier, actuellement sous-lieutenant dans la garde nationale, employé dans les bureaux de l’Ami de la charte, journal patriote de Nantes, a pris, un des premiers, les armes dans la journée du 30 juillet 1830, qu’il a travaillé aux barricades et à la coupure du pont de Pirmil, avec un zèle infatigable, qu’il s’est particulièrement fait remarquer à l’affaire de la place des Martyrs et qu’il a constamment donné des preuves de son ardent patriotisme, chaque fois que nos libertés publiques étaient menacées. La part active que ce brave citoyen a prise à notre glorieuse régénération politique impose aux soussignés le devoir de signaler sa courageuse conduite qui lui fait obtenir la médaille, récompense qui nous semble bien faible en raison des services signalés qu’il a rendus à la cause nationale, car il était au premier rang parmi ses compagnons d’armes et tous ceux qui l’accompagnaient sont décorés de la Croix de Juillet. Les soussignés osent se flatter que cet honorable patriote jouira bientôt des mêmes honneurs que ceux qui leur sont décernés, si vous daignez leur servir d’interprète auprès de MM. les membres de la Commission des récompenses nationales. Dans cet espoir, ils ont l’honneur, etc. » Signé : Trastour (voir ce nom), lieutenant, décoré de Juillet ; Baudran ; Poubeau (voir Poubeau, Henri) ; Emile Mazier (voir Mazier, Emile) ; Pieau (voir Pieau, Charles, Louis) ; Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) ; Bouedron (voir Bouedron, Antoine). Il signa (bien du nom de Jeanjot), le 4 août 1831, avec Trastour (voir ce nom), décoré de Juillet, Durand, C., Bond, décoré de Juillet, Rocher ; Cupin, P. (voir Cupin, Prosper), décoré de Juillet, Cabanne (voir Cabanne, Jean-René), décoré de Juillet, et Ageron (voir Ageron, Joseph), décoré de Juillet, le certificat suivant en faveur de Humbert, Jacques, Etienne : « Les habitants de la ville de Nantes, faisant partie de la garde nationale, soussignés, certifient à qui de droit que le sieur Jacques, Etienne Humbert a été un des douze premiers citoyens qui, dans la journée du 30 juillet 1830, ont pris les armes pour la défense de nos libertés ; que, s’étant fait remarquer par sa bonne conduite, il fut nommé capitaine de la garde nationale provisoire et que, par les suffrages de ses concitoyens, il a été maintenu dans ce grade dans l’organisation définitive qui a eu lieu dernièrement, conformément à la loi. En témoignage de quoi, ils délivrent avec plaisir audit sieur Humbert la présente attestation pour lui servir au besoin. » Il était sous-lieutenant à la 2e compagnie du 1er bataillon de la garde nationale. Il était marié et père de deux enfants en 1830. Il demeurait rue Racine à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la médaille de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831.