Jeannin, Auguste

Biographie


Né vers 1801 à Paris (ancien) VIe arrondissement. Ouvrier imprimeur au journal le Temps. Il fut blessé à une main par un coup de sabre, à l’autre main par un coup de baïonnette et se blessa à la jambe gauche, en franchissant une barricade de la rue de Valois pour se rendre sur la place du Palais-Royal. Il reçut (sous le nom de un secours de Jannin, Auguste) quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme combattant, un total de vingt francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sans emploi depuis juillet 1830, il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac (il est indiqué comme médaillé sur les fiches mais je nai pas trouvé son nom sur les listes du IVe arrondissement). Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous certifions à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Jannin, Auguste (sic), imprimeur employé dans notre journal, a pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, mis tout le zèle et l’activité que les circonstances exigeaient et qu’il n’a cessé de braver tous les dangers de ces trois journées mémorables, que nous l’avons vu teint du sang du nommé Joseph (c’est qui ? voir Joseph, porteur au National ?), tué d’un coup de feu à la tête, qui faisait le même service que lui et qu’il le rapporta au National, où il était employé, que la nuit il a constamment travaillé dans notre imprimerie et que lorsque les gendarmes vinrent nous imposer l’ordre de cesser de faire mouvoir notre presse mécanique, il a redoublé d’efforts pour affronter les menaces qui nous furent faites et qu’il nous procura des hommes discrets et actifs pour continuer nos travaux importants et faire connaître à l’opinion publique les événements qui pouvaient l’éclairer. Pendant ces trois journées importantes, une partie de la matinée était employée par ledit Jannin à placarder et distribuer, dans les rues principales de la capitale et les places les plus fréquentées, notre journal, qui était le guide des événements. Nous attestons de plus qu’il se battait à la porte Saint-Denis au moment où le feu de file commençait et que l’officier des lanciers fut tué […]. » Suivaient les signatures de : César, chef de... à l’imprimerie du National ; Oriard, restaurateur, demeurant 28, rue du Lycée ; Margueron, Joseph, propriétaire, demeurant 20, rue Saint-Placide ; Radu (voir Radu, Mucius), blessé ; Gié, Louis, maître peintre, demeurant 32, rue de Richelieu. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Auguste Janin, ouvrier imprimeur, a été employé aux presses du journal le Temps pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’il y a fait son service avec exactitude et qu’il s’est occupé de distribuer les journaux que l’administration faisait délivrer gratuitement au public pendant ces journées. » Signé, le 24 septembre 1830 : Haussmann (voir Haussmann, Nicolas, Valentin), directeur de l’administration du journal le Temps. Il reçut, à titre de combattant de Juillet, un secours de cinquante francs en 1849, méritant par sa « position malheureuse l’intérêt de l’administration », un secours de cinquante francs en 1850 et deux secours de cinquante francs en 1851, un secours de soixante francs en 1852, à titre de combattant et blessé de Juillet. Il demeurait 34, rue des Deux-Ecus en 1830-1831 ; 6, rue l’Evêque à la butte des moulins en 1849-1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 71 (sous le nom de Janin, Auguste) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom de Janin, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant (sous le nom de Jannin, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Janin, Auguste) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à vingt-cinq décorés, combattants et veuves de Juillet, domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant ensemble à la somme de 1465 francs sur l’exercice 1849, minute 39 (sous le nom de Jannin, Auguste), minute 66 (sous le nom de Jannin, Auguste), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72 (sous le nom de Jannin, Gardet, Auguste) ; idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116 (sous le nom de Jannin dit Gardot), idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 (sous le nom de Jannin, Auguste dit Gardet), idem Proposition, en date de 1851, d’accorder à des décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 11.390 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Jannin, Auguste dit Gardet), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 (sous le nom de Jannin-Gardet, Auguste) ; Archives de la préfecture de police AA 394 (aussi sous le nom de Jannin, Auguste).

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