Joint, Alphonse, Isidore, Désiré
Biographie
Né vers 1808. Scieur de pierres. Sans ouvrage depuis la révolution, « dans une position extrêmement malheureuse », il sollicita des secours auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Un certificat attestait qu’il avait « combattu pour la défense des libertés publiques lors des 27, 28 et 28 juillet, qu’il a coopéré à la formation des barricades et qu’il a développé les sentiments les plus énergiques de patriotisme et de dévouement à son pays ». Ce certificat était signé de Béraud (voir ce nom), écrivain, rédacteur, licencié en droit, demeurant cour du Retiro ; Vicel, épicier, demeurant cour des Coches ; Berdeaux (?), quincailler, demeurant cour des Coches, 30, rue du Faubourg Saint-Honoré ; Martin, régisseur de l’hôtel du Retiro. Il était le soutien de ses parents, son père âgé de soixante-dix ans, « accablé d’infirmités, de paralysie et d’apoplexie », sa mère, âgée de cinquante ans, « d’une santé constamment chancelante », qui se disaient eux-mêmes « réduits à la plus profonde détresse, sans cesse aux prises avec les besoins de première nécessité et pour comble de malheur encore arriérés avec son boulanger de trente francs, avec son propriétaire de cinquante francs pour deux termes de loyer et ayant, en outre, tous leurs effets au mont-de-piété pour une somme totale de cinquante francs ». On trouve son nom pour un secours de trois francs, après la révolution, par la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Joint demeurait cour du Retiro 30, rue du Faubourg Saint-Honoré au 3e étage (sans doute l’adresse de ses parents) et 15, rue de Surène (c’est sans doute la même adresse). Archives de Paris VD6 91, liasse n° 5, une liste de blessés qui reçurent un secours (à l’adresse de la cour des Coches, grand escalier, n° 142) ; Archives de Paris VD6 92 Mairie du (ancien) Ier arrondissement.