Joniaux, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 2 août 1802 à Bruxelles (Belgique) (et non pas en 1812 aux Sasses de Gand, comme indiqué sur son brevet, erreur qu’il tenta de faire rectifier ; à noter qu’il est indiqué comme né le 7 janvier 1811 à Sas de Gand sur le récépissé des réceptions des médailles à la mairie du IVe arrondissement). Ouvrier fondeur en caractères chez Cronier, fondeur, 1, rue des Maçons-Sorbonne. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe gauche, le 28 juillet à l’attaque de l’hôtel de ville. Il fut soigné à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré. Marié et père d’un enfant, il reçut un secours de soixante-dix francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de trente francs, le 21 août, un autre de vingt-cinq francs le 3 septembre 1830, et au total cent cinquante francs, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « Il s’est très bien conduit. Il est parti le 24 septembre pour Bruxelles. » Et aussi : « Il est en Belgique, sa patrie. Sa femme est malheureuse ; a besoin de secours, lui en délivrer le plus tôt possible. » Sa femme, qu’il avait laissée avec son enfant à Paris, fut plusieurs fois signalée comme malheureuse et ayant besoin de secours. Le 5 octobre 1830, alors qu’il se battait en Belgique, il faisait parvenir quelques nouvelles à sa femme : il était toujours avec « l’ami Leroy et Clabe… illisible », tous ses parents étaient en bonne santé, sa blessure au genou ne le faisait presque plus souffrir étant presque refermée et il l’engageait, si elle avait besoin, à demander des secours auprès de la mairie. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 21 juillet, et son brevet le 11 octobre 1831. Il toucha cinquante francs de gratification, en 1831, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Le 21 mai 1837, alors capitaine au 2e régiment de ligne belge, il demandait à l’ambassadeur de France en Belgique s’il pouvait substituer la Croix de Juillet à la médaille qui lui avait été accordée. Il écrivait n’avoir touché son brevet de médaillé qu’en 1835, par un ami qui le lui avait fait parvenir. En 1831, il était capitaine des voltigeurs du 3e bataillon du 1er régiment de chasseurs à pied en Belgique, capitaine au 2e régiment de ligne de l’armée belge en 1837. Il avait épousé Vandervaque illisible, Marie, Bonne, ouvrière en gilets et était père d’un enfant né vers 1820. Il demeurait 32, quai de la Mégisserie, deux chambres au cinquième étage, depuis plusieurs années en 1830. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 29 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 32 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 71 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Etat nominatif des militaires décorés de la croix spéciale ou de la médaille, inscrits sur les listes du (ancien) IVe arrondissement de Paris ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Liste des militaires, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe.