Joriman, Félix

Biographie


Fondeur en fer. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut (sous le seul nom de Joriman), après la révolution, un total de quatre-vingt-dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac. Il adressa à cette dernière Commission, le 20 septembre 1831, le récit suivant de sa conduite pendant les combats de Juillet : « […] Le 27 juillet 1830, sortant de mon atelier au bruit qui se faisait sur le boulevard, je me transporte au faubourg Saint-Antoine, là où se portait la foule du peuple, en face la rue Traversière, dont nous avons fait des barricades pour mettre opposition au passage de l’ex-garde. De ce pas, je me suis transporté à la Grève, pour pouvoir me munir d’une arme, mais, à mon arrivée, elle se trouvait toute prise. Je fus donc, par mon courage, obligé de me transporter pour la troisième fois ailleurs pour pouvoir exécuter mon dessein à me munir d’une arme et, chemin faisant, je fus rencontré par les cuirassiers de la garde, dont je reçus un coup de sabre au coude droit. Cependant, je me rendis rue Basse-Sant-Pierre chez M. Marc, fondeur en chef, lieu de mes travaux, auquel je me munis d’un sabre. Je me ralliais avec une vingtaine d’ouvriers qui ne m’étaient point inconnus auxquels j’encourageais de partie de manuscrit brûlée. Nous avons fait route ensemble pour nous montrer dans l’affaire comme nos autres camarades. Mais quand ils ont vu le danger, ils m’ont abandonné. Je me trouvais donc seul dans deux pelotons de grenadiers de la garde. Je fus culbuté par terre et reçut un fort coup au genou gauche. Je fus transporté le lendemain à l’hôpital de la Charité, auquel on me fit quelques jours après l’imputation (l’amputation ?) dont vous trouverez mon avancé réelle telle qu’elle est constaté par MM. les docteurs de ladite maison. Mes blessures ont été bien incompréhensible mais cependant je ressens dans certains moments de fortes douleurs dans mon genou, ce qui me met hors de pouvoir continuer mes travaux. C’est pour quoi, messieurs, je vous prie d’avoir égard à ma triste position, pour quoi je vous donne la présente à ce qui vous plaise, messieurs, de prendre mon exposé en considération et d’avoir la bonté d’aviser au moyen que vos sagesses vous jugeront pour pouvoir accorder à un malheureux infortuné une médiocre récompense pour pouvoir le soulager dans ses besoins personnels […]. » Il demeurait 18, rue des Filles-du-Calvaire en 1830 ; 27, rue de la Poterie (mais 2, rue Vieille-du-Marché-Saint-Martin et aussi 18, rue Basse-Saint-Pierre, dans le faubourg du Temple, chez M. Marc, fondeur, in Archives de la préfecture de police AA 394) en 1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 79 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 394.

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