Joubert, Jean, Robert

Biographie


Né le 21 février 1789 à Paris, fils de Joubert, François, Etienne, marchand d’estampes, et de Libon, Marguerite, son épouse. Entré chasseur à cheval au 26e régiment le 21 prairial an XII, brigadier le 16 août 1807, admis aux chasseurs à cheval de la garde le 19 juin 1809, brigadier le 12 avril 1811, maréchal des logis le 11 janvier 1812, nommé membre de la Légion d’honneur le 28 novembre 1813, nommé lieutenant en second au 1er régiment d’éclaireurs le 21 décembre 1813, admis au traitement de demi-solde le 9 novembre 1814, remis en activité le 18 avril 1815, rentré aux chasseurs à cheval de la Vieille Garde le 30 avril 1815, remis à la demi-solde en 1815, retraité en 1817 ; il fit les campagnes des années XIV, 1806, 1807, 1808, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814, 1815, fut blessé d’un coup de sabre au bras droit à Ulm le 23 vendémiaire an XIV, d’un coup de feu à la jambe gauche en Espagne le 15 novembre 1811, d’un coup de baïonnette au côté droit à Craonne le 7 mars 1814. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Le 30 août 1831, lieutenant au 1er lanciers de Nemours en garnison à Saint-Germain-en-Laye, il adressa en effet une lettre à Floriot (voir ce nom), président de la Commission des Réclamants, dans laquelle il le remerciait de s’intéresser à ses droits et d’avoir vu à ce sujet le président du conseil des ministres et Alexandre Delaborde (voir Delaborde, Alexandre, Louis, Joseph) ; il précisait encore qu’il était d’ailleurs connu de ce dernier et assurait que ses droits étaient incontestablement fondés. Il joignait à sa lettre le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Joubert, Jean, Robert, officier de chasseurs à cheval de l’ex-garde impériale, membre de la Légion d’honneur, domicilié aux époques des journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet 1830 rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois n° 36, est sorti de chez lui, le 27, qu’il est resté avec une masse de ses concitoyens, qu’il commandait, dans les rues adjacentes à la place Saint-Germain-l’Auxerrois, les journées des 27, 28 ; que le 29 il a continué ses opérations en se dirigeant sur le quai du Louvre jusqu’à son entrée au Louvre, où il a beaucoup contribué tant par son intrépidité que par la confiance qu’il a su inspirer de ses concitoyens (sic). Le 29, après la prise du Louvre, il a été dirigé sur la barrière de l’Etoile par ordre du général Pajol (voir Pajol, Pierre), pour y pousser une reconnaissance. N’ayant rien trouvé qui puisse l’y retenir, il s’est retiré sur la Chambre des députés et, là, il a reçu l’ordre de M. le colonel Servatius (voir Servatius, Mathias) de former la garde de la Chambre. Il fit établir son poste comme il en avait reçu l’ordre dans les maisons du sieur Leblond, marchand de vins, place du Corps-Législatif au 5 (sic) de la rue de Bourgogne ; qu’il est resté à ce poste qui était confié à sa sauvegarde jusqu’au 2 août, où il a été relevé par ordre supérieur. Il est à notre connaissance que le sieur Joubert a, par son activité infatigable dans la nuit du 30 au 31, fait arrêter deux individus qui lui ont paru suspects, qui ont été reconnus plus tard pour espions du général Coutard. […] Attestons en outre qu’on peut regarder le sieur Joubert comme un de ceux qui ont le plus contribué à la cause de la liberté. » Signé, le 25, juillet 1831 : Leblond, demeurant 3, place du Palais-Bourbon ; Bayard, F., D., capitaine d’état-major. Suivait l’apostille suivante : « Je, soussigné, Jean-Baptiste Merigot-Meslin, principal locataire de la maison n° 36, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois, y demeurant, certifie les faits ci-dessus et d’autre part énoncés et atteste en outre que c’est moi qui ai armé le sieur Joubert d’un sabre et d’un fusil. » Suivaient les signatures de : Farjas ou Fayas illisible, sculpteur ; Maurand, demeurant rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois. Il signa, le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de des frères Primat, Antoine et Georges et que ces derniers présentèrent quand ils tentèrent de faire valoir leurs droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, déclare que les sieurs Primat, Antoine, négociant, et Primat, Georges, ouvrier joaillier, tous deux domicilié à Paris, rue de Lancry, ont quitté leur domicile le 27 juillet dernier au matin, avec plusieurs autres citoyens, moi à leur tête, et se sont dirigés sur les rues Saint-Honoré et de l’Arbre-Sec, que pendant les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet, ces deux braves n’ont cessé de combattre à mes côtés les ennemis de notre liberté. J’ai surtout admiré leur courage à la prise du Louvre et des Tuileries, toujours à la tête de la colonne, ils ont donné l’exemple de la plus grande intrépidité. Bons frères et estimables citoyens, ils n’ont quitté les armes ensemble que le 2 août après avoir fait partie d’un poste placé par ordre supérieur sur la place du Corps législatif, que je commandais. J’ai remarqué en eux, dans différentes circonstances, tout le dévouement que peut inspirer l’amour de la liberté et de la patrie. Le sieur Primat, Antoine fait partie aujourd’hui de la garde nationale, de la Ve légion, 4e bataillon, 4e compagnie. » Il mourut le 23 avril 1846. Il demeurait 4, rue Saint-Claude en 1817 ; 36, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois en juillet 1830. Archives de la préfecture de police AA 395 ; Archives de la préfecture de police AA 409 in dossier Primat, Antoine et Primat, Georges ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1377/97.

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