Jourdan
Biographie
Administrateur. Il soigna les blessés à l’hôpital Saint-Louis. Le Temps, 19 août 1830 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, liste des personnes qui ont prodigué leurs soins aux blessés p. 116.
Jourdan.
Aide-major au 50e régiment d’infanterie de ligne. On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « [Le 28 juillet, pendant la progression de la colonne de Saint-Chamans dans la rue Saint-Antoine] A peu de distance de la rue de Jouy, un jeune aide-major du 50e, M. Jourdan, venait de poser le premier appareil sur la blessure d’un soldat. Il se dirigeait vers un autre, grièvement blessé, lorsqu’une balle l’atteint à la hanche droite ; il tombe, victime de son dévouement, sur le corps même de celui à qui il voulait prodiguer les secours de son art, et se casse une jambe. Menacé d’être foulé aux pieds par les chevaux de quelques cuirassiers, il se traîne sur ses mains jusqu’à l’encoignure d’une porte. M. Gaffet, aide-major, l’aperçoit, s’élance vers lui, le prend sur ses épaules et se rend avec son précieux fardeau chez M. Grammaire, pharmacien, au coin de la rue des Nonandiers. Le peuple, toujours juste appréciateur des belles actions, faisait place à cet homme généreux et se découvrait devant lui. M. Grammaire a témoigné le plus vif intérêt au jeune Jourdan et l’a gardé quinze jours dans sa maison, où il a reçu tous les soins qu’un père aurait donnés à son fils. » Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 347-348.