Jouvet, René, Martin
Biographie
Né vers 1787 à Lejis illisibe (peut-être Lèves, nom le plus approchant dans toutes les communes d’Eure-et-Loir) (Eure-et-Loir). Ancien sous-officier, devenu garçon distillateur. Il s’illustra à la Grève et au Louvre. Il tenta, infructueusement, de faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il sollicitait un secours, comme père de cinq enfants en bas âge, ancien enrôlé au régiment de la Charte. Sa demande était apostillée des signatures de : Pelletier, propriétaire, demeurant 1, avenue de Saint-Mandé ; Petit, ancien officier d’artillerie, demeurant 16, rue de Picpus ; Lesage, ex-adjudant de place à Paris, demeurant 16, rue de Picpus. Il était porteur de deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé et sans signature : « Je certifie que le sieur Jouvet, demeurant rue Picpus n° 22, faubourg Saint-Antoine, s’est trouvé le 29 juillet 1830 à la place de Grève sur les 2 heures après-midi, armé d’un sabre, ensuite à la porte Saint-Antoine et qu’il a exposé sa vie pour sa patrie. » Signé, le 13 septembre 1831. Le second certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Jouvet s’est distingué dans l’affaire des trois journées de juillet 1830. » Signé : Ciley, distillateur, demeurant 1, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Legris, serrurier ; Richard ; Rossignol, demeurant dans le quartier des Quinze-Vingts. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 22, rue Picpus en 1831. Archives de la préfecture de police AA 395.