Jublin, Marianne, Victoire, femme Hartung

Biographie


Née vers 1767. Portière chez Moranges, 26, quai de la Mégisserie. « Le jeudi 29 juillet, dans le moment où l’on attaquait le Louvre, rentrant de chercher ses provisions, elle a été atteinte d’une balle à la poitrine, qui lui a occasionné une glande que le médecin, monsieur Bertotel qui l’a soignée, craint qu’elle ne forme un cancer. Etant hors d’état de payer les frais que son traitement pourrait lui occasionner, elle a recours à votre humanité et ose espérer que vous ne lui refuserez pas les secours qu’exige sa malheureuse position. Les personnes qui habitent ma maison et qui ont été témoins de mon évanouissement et m’ont porté secours au moment où j’ai été frappée ont bien voulu se joindre à moi et apposer leurs signatures pour valoir ce que de raison. » Le certificat médical constatait « une contusion récente avec déchirure de l’épiderme, épanchement de sang entre la peau et le muscle grand pectoral droit et engorgement de la glande mammaire, dans l’étendue d’une pièce de cinq francs ». Elle avait reçu (sous le nom de Hartung femme, Victoire, Marianne) un secours de vingt francs et un autre de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Elle reçut, après la révolution, un total de quarante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Elle demeurait 26, quai de la Mégisserie en 1830 mais 2, rue Mercier in Archives nationales F/1dIII/35 A et in Archives nationales F/1dIII/38 A. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement (sous le nom dHartung femme, née Gublin) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant.

Juchault, Alexandre.

Né vers 1812 à Chantonnay (Vendée). Etudiant en droit en 1832. Il fut l’un des inculpés (avec Bonnias, Henri ; Chaigneau, Jean-Marie ; Blanqui, Auguste ; Delaunay, Victor ; Gervais, François, Guillaume ; Hubert, Jean-Louis ; Plagniol, Eugène ; Préot ; Raspail, François, Vincent ; Rilheux, Norbert, ou Rillieux ; Rivail ; Thouret, Vincent, Antoine ; Trélat, Ulysse) du procès, en janvier 1832, contre les membres les plus influents de la Société des Amis du peuple, pour complot ayant pour but d’instaurer la république, et qui furent tous acquittés par le jury ; certains cependant, furent l’objet de peines accessoires, prononcées par les seuls magistrats et pour leur attitude pendant le cours du procès. Il fut sans doute, comme tous les accusés, combattant de Juillet. Nous empruntons au Dictionnaire biographique de Maitron la notice biographique qui lui est consacrée et ainsi rédigée: « Né vers 1810 à Chantonnay (Vendée), étudiant en droit, il était en 1830-1831 membre du Comité des Écoles et de la Société des Amis du Peuple. Signataire de la « réponse du Comité des Écoles au ministre de l’Instruction publique (Barthe) », publiée le 14 janvier 1831 dans Le Globe, son âge lui évita une sanction au conseil académique. Il fut inculpé au procès des Quinze (1832) et prévenu au procès de la SAP (15-19 décembre 1832). » L’ouvrage donne les références biographiques suivantes : J.-Cl. Caron, La Société des Amis du peuple (1830-1833), mémoire de maîtrise, sous la direction de Louis Girard, Paris IV, 1978. J.-C. Caron, La Jeunesse des Ecoles, Paris 1815-1848, thèse de doctorat, sous la direction de Maurice Agulhon, Paris I, 1989. L.-A. Blanqui, œuvres I. Des origines à la Révolution de 1848, textes présentés par D. Le Nuz, Nancy, Presses Universitaires, 1993. Note de J. Risacher. Juchault demeurait 8, rue des Quatre-Vents en 1831. Procès des quinze, publié par la Société des Amis du peuple, Paris, Auguste Mie, 1832.

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