Jugand, Nicolas, Harnier
Biographie
Né le 5 novembre 1786 à Valenciennes (Nord). Imprimeur. Souffrant de plusieurs graves contusions au ventre, il reçut un secours de quarante francs et un autre de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de quatre cent soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Jugand, Nicolas, Harnière sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné (sous le nom de Jugan, Nicolas, Omer), donna, le 6 janvier 1831 (décision revue et confirmée le 19 mai suivant), la conclusion suivante : « Est atteint de plusieurs hernies au-dessus de l’ombilic, dans aucune trace de blessure par arme à feu, par arme blanche ou autre. En conséquence nous estimons que le susnommé doit être placé dans la troisième classe des blessés, s’il est constaté que les infirmités sont le résultat des combats de Juillet. » Il reçut quatre cent soixante francs de secours au cours du travail de la Commission des récompenses nationales. Un député intervint en sa faveur afin qu’une pension lui fût versée, Jugand souffrant en effet de plusieurs hernies au-dessus de l’ombilic. Ce député avançait que Jugand avait « combattu avec courage » et qu’il était depuis, du fait des blessures qu’il avait reçues, dans l’impossibilité de se livrer aux travaux de sa profession. Le ministère de l’Intérieur répondit que Jugand avait, effectivement été « placé dans la 3e classe des blessés, s’il pouvait justifier que ses infirmités fussent le résultat des combats de Juillet », aucune trace de blessures soit par arme à feu soit par arme blanche n’étant visible, mais que « la justification demandée n’ayant pu être produite », la Commission des récompenses nationales rejeta la demande de pension, dans sa séance du 12 septembre 1831. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Jugaud, Nicolas, Harnière), à titre de blessée de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut (sous le nom de Jugand, Nicolas, Omer), en 1835, un secours de trente francs. Il demeurait 22, rue de la Calandre en 1830-1835. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 82 (sous le nom de Jugaud, Nicolas, Harnière) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Jugand, Nicolas, Barrière) et dossier indemnitaires classés et non classés (sous le nom de Jugand, Nicolas, Harnière) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état des (douze) citoyens rangés conditionnellement par le jury médical dans les blessés pensionnés ou indemnisés et rejetés par la Commission, attendu qu’il a été constaté que leurs blessures étaient le résultat de causes étrangères aux événements de Juillet (sous le nom de Jugand, Nicolas, Homère) ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Jugaud, Nicolas, Harnière) ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835.