Julien, Louis, Désiré

Biographie


Né vers 1800 à Beau... Professeur de musique ou maître à danser. Il tenta, infructueusement, de faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il donnait ainsi le récit de sa conduite pendant les combats de Juillet : « […] Il fut le mercredi 28 à la place Saint-Germain-l’Auxerrois ; le jeudi 29, il était dans les rues adjacentes au Palais-Royal. Partout il s’est conduit en brave et ne craignit pas d’exposer ses jours en combattant pour la liberté de son pays […]. » Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le sieur Julien, place Saint-Michel, le 28, comme nous sortions de désarmer le poste. Le 29, étant place de l’Odéon, faisant des cartouches, il passait pour aller au Louvre, étant armé ; il me demanda si je voulais venir avec eux pour aller au Louvre. Je lui ai dit que j’allais à Babylone. Il est parti avec les personnes avec qui il était. Je le revis après la prise de Babylone, revenant de la prise du Louvre. » Signé : Regnault (voir ce nom), boucher, demeurant à Sceaux et qui n’avait encore que dix-huit ans en 1831 selon l’attestation du maire de Sceaux. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que j’ai vu, le 29 juillet, le sieur Louis, Désiré Julien, sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois. Il venait de recevoir une balle qui lui avait percé sa redingote, ce qu’il me fit voir, me disant qu’il ne lui en coûterait rien encore pour son pansement. De là, nous nous sommes transportés au Louvre, où il s’est distingué par son courage. » Signé, le 13 août 1831 : Guyot (voir Guyot, Charles, Georges), professeur, demeurant chez Chateau, maître de pension à Bourg-la-Reine. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le sieur Julien, place Saint-Germain-l’Auxerrois, le 29 juillet 1830, défendant sa patrie. Il était alors armé d’un fusil. Il fut atteint d’une balle morte, qui a traversé sa redingote. Elle peut encore servir de preuve convaincante. Il s’est montré un des premiers à la prise du Louvre. Il est entré de vive force avec tous ses compatriotes. Il s’est conduit pendant cette affaire d’une manière digne d’éloge. » Signé, le 13 août 1831 : Balduc (voir Balduc, Louis), demeurant à Sceaux. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussigné, maire de la commune d’Antony, attestons que le sieur Julien, Louis, Désiré, habitait la commune en juillet 1830 et que pendant les trois journées de Juillet n’a paru dans la susdite commune. Il nous a fait viser en septembre suivant un certificat, qu’il nous dit avoir égaré, qui attestait sa présence et participation aux affaires de Paris, dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, par le nommé Malvouau, sergent dans la garde municipale de Paris et légalisé par le commissaire de police du quartier de l’Observatoire. » Signé, le 12 août 1831 : Dupin maire d’Antony. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie qu’après les journées de juillet 1830, étant sous-préfet provisoire de Sceaux, j’ai eu connaissance des pièces que M. Julien cite et qu’il a égarées. Elles attestaient sa bonne conduite dans les journées de Juillet. Je lui fis obtenir des secours pécuniaires de la Commission des récompenses nationales car sa position n’est pas heureuse. D’après tout ce qui m’a été dit de lui dans le temps, je crois qu’il mérite la récompense honorifique qu’il sollicite. » Signé, à Aulnay, le 13 août 1831 : de Châteaugiron (voir Château Giron de, René, Charles, Hyppolyte), demeurant à Aulnay. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme dans laisance. Il délivra, le 13 août 1831, le certificat suivant en faveur de Balduc, Louis : « Je certifie avoir vu le sieur Balduc, place de l’Odéon, armé d’un fusil, disant si je voulais le suivre. Aussitôt nous nous mîmes en marche pour le Louvre ; c’était alors le 29 à 1 heure à peu près. Là, je le vis se battre comme un brave Français. Il ne quitta la place que lorsque le peuple entra de vive force ; ensuite, je le perdis de vue. » Il apostilla la lettre adressée par Regnault, Louis, Denis, à la Commission des Réclamants pour obtenir la Croix de Juillet et délivra en sa faveur, le 11 août 1831, le certificat suivant : « Je, soussigné, Louis, Désiré, Julien (voir Julien, Louis, Désiré), professeur de danse à Sceaux-Penthièvre, avoir vu le sieur Regnault, le 28 juillet place Saint-Michel, au poste, dont il était armé d’un fusil. Le 29, à la place de l’Odéon, faisant des cartouches. De là, je l’ai quitté pour aller à la prise du Louvre. Après la prise, je suis passé par la caserne de Babylone, où je l’ai vu ayant une illisible. » Il demeurait à Antony en 1830 ; à Sceaux à partir de janvier 1831, 5, place du Marché (mais place de l’Eglise in Archives de la préfecture AA 410 in dossier Regnault, Louis, Denis) à Sceaux en 1831. Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Balduc, Louis (sous le seul nom de Julien) ; Archives de la préfecture de police AA 395.

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