Juty, Jean-Louis

Biographie


Né vers 1796 à Roussy (Aisne). Fontainier. Il fut blessé par une balle morte reçue à la jambe droite, le 29 juillet dans la rue Saint-Honoré. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, attestons que le sieur Juty, Jean-Louis, fontainier, rue Thibeautodé n° 18, a pris une part très active aux succès de nos mémorables journées. Il combattit, armé d’un fusil à l’Hôtel de ville, au Louvre, au Palais-Royal, à la prise duquel il reçut une balle morte à la jambe droite dans la rue Saint-Honoré. Il fit aussi partie des braves qui furent à Rambouillet. Il s’est toujours trouvé aux postes périlleux ; sa conduite mérite des éloges. » Suivaient plusieurs apostilles. La première apostille, signée de Monbilly (voir Monbilly, Christophe, André, Grégoire, Mathurin), décoré de Juillet, demeurant 6, rue Pastourelle : « J’atteste ce qui est mentionné ci-dessus, après avoir vu M. Juty à la place de la Grève le 28 juillet, armé d’un fusil, et à la rue Saint-Honoré, le 29, où il fut atteint d’une balle morte à la jambe droite. » La deuxième apostille, signée de Garrouste (voir Garouste, Géraud), demeurant 6, rue Etienne : « Je certifie que le sieur Juty a pris une part aux trois journées de Juillet, et l’avoir vu à la prise du Louvre le 29 juillet, armé d’un fusil. » La troisième apostille, signée de Hoffmann (voir Hoffmann, Alexandre, Ernest), demeurant 8, rue de la Bibliothèque : « Je, soussigné, certifie d’avoir vu le sieur Juty, le 28 à la Grève, au moment de la prise du pont d’Arcole ; il était armé d’un fusil. Ensuite, le 29, je l’ai vu également à la prise du Palais-Royal, où il a été atteint d’une balle à la jambe droite. » La quatrième apostille, signée de Fleury (voir Fleury, Alexandre), chevalier de la Légion d’honneur et décoré de Juillet, demeurant 7, rue des Deux-Portes-Saint-Jean : « Je certifie que le sieur Juty a combattu avec courage le 29 juillet à la prise du Louvre ; c’est pour quoi je lui donne ce témoignage qui émane de mon cœur. » La cinquième apostille, signée de Raffin ou Ruffin, libraire, demeurant 6, rue Thibautodé : « Je certifie que le sieur Juty a pris part à la prise du Louvre le 29 juillet et qu’il s’est battu comme un bon patriote. » La sixième signée de Laroche, demeurant 1, rue de Tour don nais illisible : « Je certifie que le sieur Juty a combattu au Louvre le 29 juillet 1830. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme jouissant d’une fortune médiocre. Il signa, le 29 août 1831, le certificat suivant en faveur de Garouste, Géraud : « Nous, soussignés, combattants de Juillet, certifions que le sieur Garouste, Géraud, menuisier, rue Bethizy, n° 11, a fait partie des masses qui s’opposaient à l’exécution des ordonnances du 25 juillet ; que n’ayant pu se procurer d’arme il revint au quartier du Louvre et que, le premier, au moyen d’un merlin, il a commencé les barricades de la rue Bethizy, au vu du 15e léger stationné dans la rue de la Monnaie ; qu’il a aidé à faire ensuite les barricades de la rue Boucher ; qu’il a passé la nuit du 28 au 29 juillet à veiller près des barricades de la rue Bethizy afin de prévenir ses voisins s’il y avait un mouvement de la part de la troupe et enfin que le 29 il a vainement couru partout pour avoir des armes et s’est porté avec la foule dans le Louvre lorsqu’il fut pris par le peuple. » Il signa, le 28 août 1831, le certificat suivant en faveur de Ruffin, Jean-Marie, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Ruffin, Jean-Marie, âgé de cinquante-deux ans, profession de libraire, demeurant rue Thibautodé n° 6, a participé comme citoyen et patriote aux affaires des mémorables journées de Juillet ; qu’il était à la prise du Louvre, à celle des Tuileries le 29 et qu’il a combattu avec le courage et dévouement d’un ancien militaire. » Il demeurait 18, rue Thibautodé en 1831. Archives nationales F/1dIII/89 in dossier Garouste, Géraud ; Archives de la préfecture de police AA 395 ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Ruffin, Jean-Marie.

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