Kandapin, Auguste
Biographie
Né vers 1802 à Arcueil (Seine). Domestique en 1830, employé à l’arsenal en 1831. Il eut un doigt écrasé par un coup de crosse de fusil. Il reçut un total de soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 14 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, une voix pour la médaille, quatre voix pour une mention et une voix pour rien. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une contusion par suite de coups de crosse de fusil à la poitrine et au doigt du milieu de la main gauche, contusions guéries sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa, le 14 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Fournier, Jean-Pierre : « Je soussigné que le nommé Auguste Kandapin, rue Contrescarpe n° 6, déclare avoir vu le nommé Fournier, Jean-Pierre percé d’une balle dans l’aine rue Saint-Nicaise et qu’il a aidé à transporté avec le nommé Noilhan (voir Noilhan, Pierre) dans le dernier guichet du Carrousel et qu’il était prêt à rendre le dernier soupir. » Il comparut, le 21 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, pour attester que Fournier, Jean-Pierre avait été « tué en combattant le 29 juillet 1830 rue Saint-Nicaise ». Enfin, son nom était cité dans le certificat suivant qui donnait des informations complémentaires sur les circonstances du décès de Fournier, Jean-Pierre : « Nous, soussignés, Jean, Antoine Rossignol, marchand épicier (sic), rue de Seine n° 33 et Jean-Louis Tirel, employé dans la chimie, demeurant rue de Seine n° 18, déclarons et certifions que le 29 juillet présente année un particulier, que nous avons su depuis se nommer Pierre Noilhan (voir ce nom), bottier, rue de la Huchette n° 34, s’est présenté à la porte du sieur Jean-Pierre Fournier, logeur, rue de Seine n° 18, et demanda à parler à des voisins ; il était alors 8 heures du soir. Il nous annonça que ledit sieur Fournier était tombé presque à côté de lui, frappé d’un coup de fusil dans l’aine, au coin de la rue Saint-Nicaise, combattant ensemble et qu’il l’avait laissé comme mort ; que s’étant un peu éloigné de cet endroit meurtrier, il était revenu peu après à la même place et vit que ledit sieur Fournier respirait encore ; qu’il avait de suite aidé à le transporter sous le dernier guichet du nouveau Louvre avec le nommé Auguste Kandapin et un autre non connu de lui et qu’y étant retourné après la bataille pour lui porter des secours, il l’avait trouvé sans vie […]. » Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, en 1851 et en 1852, à titre de combattant de Juillet. Il demeurait 6, rue de la Contrescarpe en 1830-1831 ; 20, rue du Petit-Bac en 1831 ; (et aussi 5, Petite-Rue-du-Bac en 1831 dont par exemple in Archives nationales F/1dIII/38 A) ; 10 bis, rue du Montparnasse en 1849 ; 16, rue de la Grande-Chaumière en 1850-1852. Voir Noilhan et Fournier. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 88 (sous le nom de Kaudapin, Auguste) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont reçu de la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois, la première sous le nom de Kadapin, Auguste, la deuxième sous le seul nom de Kadapin et le numéro 377) ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 15 mars 1831 (sous le nom de Kadapin) ; pourquoi il n’est pas dans Archives de Paris VK3 18 ? Archives de Paris VK3 19, Liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition de la souscription nationale (sous le nom de Kandapin) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 14 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques (sous le nom de Kadapin, Auguste) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Kadapin, Auguste) ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement (sous le nom de Kadapin, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Fournier, Jean-Pierre ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Kaudapain, Auguste) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, lettre en date du 7 mars 1849, idem lettre en date du 9 mars 1849 (sous le nom de Kaudapain, Auguste) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 43 et minute 46 (sous le nom de Kandapain, Auguste), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem Allocation de secours à 59 décorés, blessés, veuves ou orphelin de Juillet 1830, s’élevant ensemble à la somme de 2.770 francs imputable sur le chapitre 25 bis du budget de l’Intérieur, exercice 1850, courrier en date du 31 octobre 1850, minute 136-138, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Kandapain, Auguste), idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 (sous le nom de Kandapain, Auguste).