Kelsch, Jean-Michel
Biographie
Né le 3 ventôse an II (mais le 3 ventôse an III in Archives nationales F/1dIII/35 B ; mais bien le 3 ventôse an II in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; mais vers 1775 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail ; en 1795 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales) à Strasbourg (Bas-Rhin), fils de Kelsch, Jean, chapelier, et de Mathis, Elisabeth, son épouse. Mécanicien. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui fractura la jambe droite, le 28 juillet, vers 14 heures, alors qu’il combattait la garde royale dans la rue Saint-Martin près de la rue Aubry-le-Boucher (mais d’un coup de feu à la poitrine au Palais-Royal in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). La mairie indiquait ainsi la nature de ses blessures : « Coup de feu à la jambe droite, qui a fracturé le péroné à la partie supérieure ; issue de plusieurs esquilles. A la suite, érysipèle phlegmoneux survenu au pied droit, avec un abcès, qui a nécessité deux incisions, dont il ne peut être guéri de longtemps. Incapable de se livrer à aucun genre de travail (il sera estropié). » Il reçut (sous les noms de Kailek et Kelch) un secours de cinquante francs et un autre de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de trente francs, le 27 août 1830, un secours de cinquante francs, le 20 septembre, un secours de soixante francs, le 13 octobre 1830, un autre de cent francs, le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 29 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 13 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 27 décembre 1830, un secours de soixante francs, le 10 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de quarante francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 9 mai 1831, un secours de quarante francs, le 2 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Chauvin, marchand de vin, demeurant 202, rue Saint-Denis ; Cluquot, Michel ou Clicquot, Michel, mécanicien, demeurant 50, rue Beaubourg ; Capiomont, Paul, Marie, débitant de tabac, demeurant 58, rue aux Ours. Ils attestèrent connaître parfaitement Kelsch, Jean-Michel et savoir qu’il avait « reçu le 28 juillet dernier un coup de feu qui lui a fracturé la jambe droite, en combattant pour la cause de la liberté ; il a été atteint de ce coup vers 2 heures après-midi, rue Saint-Martin près la rue Aubry-le-Boucher, où se trouvait de la garde royale ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet, le 8 janvier 1831, les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à la jambe droite de sa partie supérieure et interne vers l’externe avec atteinte au péroné, blessure qui a été compliquée d’érysipèle phlegmoneux et d’abcès multipliés, circonstance dont la réunion entraînera pour toujours des difficultés et des douleurs dans les mouvements du membre. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable et complète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la quatrième classe des blessés. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale une inscription de rente perpétuelle de cent francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Soigné par le docteur Fischer, Antoney, Lax, il signa un certificat en sa faveur. Il avait épousé Colas, Austreberthe, Marie, Françoise, le 11 juillet 1825 à Vitry-sur-Seine. Sur l’acte de mariage, Kelsch, Jean-Michel est indiqué comme garçon chaudronnier ; Colas, Austreberthe, Marie, Françoise est indiquée comme étant née le 9 brumaire an XII à Montreuil-sur-Mer, comme étant fille majeure de Colas, Pierre, François, fusilier mais actuellement homme de confiance demeurant aux Batignolles, et de Fouquet, Marie, Françoise, son épouse, comme étant ouvrière et comme demeurant à Vitry-sur-Seine. Il était le père de trois enfants, Marie, Françoise, Adélaïde, née le 25 juillet 1823 à Saint-Omer (Pas-de-Calais), Elisabeth, Marie, Louise, née le 11 décembre 1827 à Paris, Jean-Baptiste, né le 12 décembre 1829 aussi à Paris. Sa veuve reçut un secours de soixante francs en 1851, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Il demeurait rue du Soult à Vitry-sur-Seine en 1825 ; 58, rue aux Ours en 1830-1831 (mais par erreur 58, rue des Arcis en 1831 in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 58, rue aux Ours in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc. et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) ; 50, rue Beaubourg vers 1840 ; sa veuve, 57, enclos de la Trinité en 1851. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 64 ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 321 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 78 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 356 n° 6, mairie du (ancien) VIe arrondissement, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat des blessés reçus dans les établissements de la 1re division des hôpitaux et hospices civils de Paris, domiciliés dans le (ancien) VIe arrondissement, idem Liste d’incapacité de travail, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 4e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851 (sous le nom de Kelsch, Michel, médaillé), idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204. In Archives de Paris VD6 91 dossier Valsemey, lui ou un de ses frères apostilla comme exacte la lettre présentée par Valsemey, Pierre, Guillaume à la Commission des récompenses nationales.