Kramel, Auguste
Biographie
Né le 10 mai 1787 (mais le 10 mars 1787 in Archives nationales F/1dIII/37) à Stariod (ou Stuttgard en Pologne in Archives de Paris VD6 672 n° 1 ; à Storgat et Staviod en Pologne in Archives de Paris VK3 30 ; à Storga vers 1786 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II) (Pologne). Sellier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la cheville gauche, le 28 juillet au pont d’Arcole (mais eut le tibia gravement fracturé par une balle in Archives de Paris VK3 30 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II ; bien une balle reçue à la cheville gauche in Archives de Paris VK3 35). Il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il adressa, le 5 février 1831, à la Commission des récompenses nationales le récit suivant de sa conduite pendant les journées de Juillet : « Kramell (sic), Auguste, sellier, âgé de quarante-quatre ans, natif de Stellgat (Pologne), après avoir servi avec honneur quatorze années dans les armées polonaises, a, au premier appel de la liberté, volé se joindre aux Français qui renversèrent en trois jours une dynastie qui opprimait le peuple depuis si longtemps. La place de Grève, où tant de jeunes héros succombèrent et qui fut le théâtre d’actions qui illustreront à jamais la nation française, fut l’endroit où je me transportais. Armé d’un mauvais fusil, je me battais avec un acharnement difficile à décrire. Lorsque les munitions me manquèrent, désespéré, j’encourageais mes camarades à venir m’aider à enlever un Suisse frappé d’une balle au front et qui se trouvait au milieu du pont, dans l’espoir d’avoir des cartouches. Il était alors 2 heures, le danger était éminent, aussi personne ne voulut m’accompagner. Je bravais tout et, seul, je le traînais jusqu’au bas du pont. Tout le monde me criait A l’eau ! A l’eau ! mais un sentiment de respect m’empêcha d’agir ainsi et je ne pris que ses cartouches et son fusil, l’abandonnant au peuple qui l’entourait. Armé de ce nouveau fusil, je remontai le pont et je me battis pendant six heures au moins. Un jeune homme, monté sur un des bancs qui longe le pont d’Arcole, tombe non loin de moi et blessé. Les Suisses faisaient feu des fenêtres de l’Hôtel de ville. La crainte qu’une nouvelle balle ne vînt le frapper à la tête m’enhardit. Encore une fois un sentiment d’humanité et l’espoir de conserver un brave à la patrie me porte à le secourir. Malgré le feu continuel des troupes royales, je m’avance ; tirant cet homme à moi, j’allonge la jambe pour lui poser la tête et la balle qui, on n’en peut douter, lui était destinée me frappe en me traversant la cheville du pied gauche. Après l’avoir mis hors de portée d’être atteint de nouveau, me sentant blessé, le désespoir s’empara de moi, j’étais encore possesseur de dix cartouches. Malgré ma blessure, je les tirais jusqu’à la dernière. Les forces m’abandonnant totalement par la perte de mon sang, je donnais mes armes, encourageant mes frères d’arme à ne pas abandonner leur poste et à tâcher de s’emparer des pièces qui nous mitraillaient, comme avait été notre intention jusqu’à ce moment. Je me traînais alors à l’Hôtel-Dieu, et ce ne fut que là, au milieu des souffrances, que j’appris avec joie que le drapeau de la liberté flottait partout et le triomphe de mes frères sur leurs bourreaux. Dans les quatorze années qu’il consacra à son pays, il fut blessé à Leipsick d’un coup de sabre à l’œil gauche ; en 1812 à la campagne de Russie de plusieurs coups de feu dans les jambes et qu’il ne quitta nos drapeaux, jusqu’alors triomphant qu’en 1814 à Fontainebleau. Aujourd’hui, perclus d’une jambe, l’asile des braves l’attend il est vrai. Mais il pense, d’après toutes ces considérations réunies, avoir droit aux récompenses que la commission jugera, dans sa sagesse, devoir lui accorder. Il serait fier, en montrant sa poitrine de dire J’ai assisté au combat de la liberté sur l’oppression, cette étoile a été le prix de mon courage. Son seul regret maintenant est de ne pouvoir voler à la défense de la Pologne, de sa patrie, qui cherche à se dégager des fers d’un tyran qui l’a trop longtemps opprimée. » Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Ce brave lancier polonais, après quatorze années de service, s’est retiré au départ de Fontainebleau. Il ne put retenir ses larmes en prononçant le nom de sa patrie que sa blessure ne lui permet plus de défendre. Le 28, est allé chercher le Suisse qui était tué sur le pont d’Arcole, l’a traîné sur la rive gauche, pensant qu’il vivait encore. Il s’est armé de son fusil et a combattu avec intrépidité jusqu’à la soirée, qu’il est retourné sur ce pont pour donner des soins à un citoyen blessé et le ramener. N’ayant pu parvenir à le mettre tout à fait à l’abri, il y est allé pour la troisième fois et là il fut blessé à la cheville du pied gauche. Ce courageux défenseur de la liberté n’a pas voulu quitter qu’il n’ait usé dix cartouches qui lui restaient encore. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 6 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Corne, Jean-Baptiste, Constant, Fidèle, Amand, né vers 1791, logeur en garnis 40, rue Traversine ; Avisse, Auguste, né vers 1804, maçon, demeurant 20, rue de Versailles ; Leblanc, Auguste, Marie, né vers 1800, compositeur, demeurant 40, rue Traversine ; Moura, Jean-Jacques (voir ce nom), typographe, demeurant 40, rue Traversine. Ils attestèrent parfaitement connaître Kramel, Auguste et « bien savoir qu’il a combattu le 28 juillet dernier au pont d’Arcole et qu’il y a été blessé d’un coup de balle qui lui a traversé la cheville du pied gauche ». Le 8 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, commparurent : Corne, Jean-Baptiste, Constant, Fidèle, Amand, logeur en garnis 40, rue Traversine ; Martin, Pierre, Constantin, propriétaire, demeurant 32, rue Traversine ; Moura, Jean-Jacques (voir ce nom), typographe, demeurant 40, rue Traversine. Ils attestèrent parfaitement connaître Kramel, Auguste et qu’il était « dans la position la plus nécessiteuse ; qu’il a été blessé dans la journée du 28 juillet 1830 au pied et jambe gauche, blessure non encore guérie, qui le force à marcher avec une jambe de bois, le genou plié sur ledit appareil, ce qui lui est arrivé au pont d’Arcole, ce qui suspend absolument son travail, qui seul pouvait lui procurer les moyens de subvenir à ses premiers besoins ; que par cette suspension de travail, sa position indigente n’a pu que s’aggraver et exige actuellement des secours pressants pour soulager la gêne où il est ». Sur les listes de la mairie, l’observation suivante était inscrite en face de son nom : Polonais, Français, digne d’obtenir tout ce qu’on voudra lui accorder. Il produisit un certificat d’indigence. Il reçut un secours de quarante francs, le 4 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 11 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 18 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 25 février 1831, un secours de vingt-huit francs, le 4 mars 1831, un secours de quatre-vingts francs, le 11 mars 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 6 avril 1831, un secours de cinquante francs, le 30 avril 1831, un secours de soixante francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, pour payer des béquilles et un suspensoir de sa jambe. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 29 janvier 1831, contient les précisions suivantes sur comment lui fut votée sa récompense : « Décoration à l’unanimité, par acclamations. Cet homme ne put retenir ses larmes en parlant de sa patrie, que sa blessures ne lui permettait plus de défendre et c’est avec le sentiment d’une émotion profonde que le jury lui a voté la décoration par acclamation. » Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Krammel, Auguste sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 faire le changement ?). Sa blessure s’étant suivie d’ankylose, il fut admis, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 8 mars 1831, dans la 6e classe des blessés et pensionné de huit cents francs. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut aussi et curieusement admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. De la même manière, il reçut à cet autre titre une indemnité exceptionnelle de la part de la Commission de la souscription nationale. Le 12 mars 1831, il adressait une demande au président de la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement : « […] Ma pension a été, par vos soins, définitivement réglée mais, Monsieur, j’ai encore, et pour la dernière fois j’ose espérer, à implorer votre protection. Je dois à mon propriétaire quarante-deux francs et peut-être une dizaine de francs dans le quartier. Ce n’est pas avec cinquante francs de pension par mois que je puis acquitter cette dette sacrée, cette dette d’honneur. Je me plais à croire que vous voudrez bien ordonner le paiement de cette somme, connaissant votre cœur, je ne puis douter un seul instant que vous vous empressiez d’y souscrire. » Pour faire établir ses date et lieu de naissance, le 10 mai 1787 à Stariod près de Varsovie en Pologne, comparut, le 8 juin 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement : Deschamps, Marie, Elisabeth, veuve en secondes noces de Lefebvre, Louis, Christophe, scieur de long, demeurant 6, place des Prêtres-Saint-Séverin, qui attesta parfaitement connaître Kramel, Auguste et bien savoir qu’il était originaire de Stariod « comme ayant logé chez les père et mère de ce dernier lors d’un voyage qu’elle fit en Pologne en 1816 ; mais qu’il n’a pu jusqu’à ce jour se procurer son acte de naissance malgré les démarches par lui faites attendu que, par suite des événements politiques survenus dans le pays, les communications avec la France se trouvent interceptées ». Comparurent aussi : Corne, Jean-Baptiste, Constant, Fidèle, Amand, logeur en garnis 40, rue Traversine ; Villeminot, Jean-Baptiste, maître perruquier, demeurant 20, rue Traversine ; Touchet, Marin, Jean, officier en retraite, demeurant 9, rue du Mûrier ; Martin, Pierre, Constantin, marchand de vin, demeurant 34, rue Traversine ; Tautin, Charles, Jean (voir Tautin, Charles, Jean), cordonnier, demeurant 40, rue Traversine ; Holard, Pierre, Etienne, fruitier, demeurant 23, rue Traversine. Il était célibataire en 1830. Il demeurait 40, rue Traversine (mais 40, rue Transnonain in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph ; 6, rue des Prêtres-Saint-Séverin in Archives nationales F/1dIII/37 ; 6, rue Saint-Séverin in Archives de Paris VK3 35 ; bien 40, rue Traversine in Archives de Paris VK3 34, deux fois in Archives de Paris VK3 33, in Archives de Paris VD6 672 n° 1 et surtout dans la lettre qu’il signe in Archives de Paris VK3 47 et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension et in Archives de Paris VK3 14 ; 12, rue Mâcon sur les listes du Constitutionnel, in Archives de Paris VK3 30 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II mais où il est dit inconnu à cette adresse ; 42, rue Traversine in Archives de Paris VK3 35) en 1830-1831 ; 13, rue d’Austerlitz près les Deux-Moulins en 1842. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel (sous le nom de Kramelle et l’adresse du 12, rue de Mâcon) ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 319 (sous le nom de Cramel, Auguste) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 78 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 89, liste nominative des cas exceptionnels du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités, p. 89, liste nominative des cas exceptionnels du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, p. 112, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 (sous le nom de Kramelle et l’adresse du 12, rue de Mâcon) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical et dossier décorations ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce en date du 8 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 30, état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 27 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 29 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement (sous le nom de Kranmel, Auguste), idem une liste de blessés (sous le nom de Krammel) ; Archives de Paris VK3 43 in dossier Duchevreuil ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph ; Archives de Paris VK3 47 (il signe Kramell, si c’est lui qui signe) ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) (il signe Kramell, si c’est lui qui signe) ; Archives nationales F/1dIII/33, état nominatif des blessés pensionnés présumés non naturalisés français ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 (sous le nom de Kramel, Auguste) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Kramel, Auguste ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 6e classe (par erreur sous le nom de Kéramel, Auguste) et liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, idem cas exceptionnels ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Durand, Marc, René.