Kresz, Pierre, Louis
Biographie
Fabricant d’articles de chasse et de pêche. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa la lettre suivante à la Commission : « Moi, Pierre, Louis Kresz, fabricant d’articles de pêche et de chasse et tenant un débit de poudre et plombs, demeurant rue Bourg-Labbé n° 41, déclare que, le 28 et 29 juillet 1830, des rassemblements considérables se formèrent devant mon magasin, en criant De la poudre, il nous en faut ! et en peu de temps je m’empressais de livrer toute la poudre et tout le plomb que j’avais chez moi, pour une valeur de cent dix à cent vingt francs, que je n’ai jamais réclamés. » Suivaient les signatures des personnes suivantes, qui attestaient la vérité des faits : Dufourmantelle, demeurant 50, rue Bourg-Labbé ; Laugier père et fils, demeurant 41, rue Bourg-Labbé ; Beklousse illisible, demeurant 52, rue Bourg-Labbé ; Meunier, Alexis, demeurant 41, rue Bourg-Labbé. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que M. Louis Kretz, garde national, s’est trouvé en armes à la partie du manuscrit brûlée le 28 juillet et au café de M. Lanty, lorsque nous y avons introduit par le bureau de la diligence du Plat-d’Etain, le sieur Lelu, cuirassier, pour le soustraire à la vengeance populaire. » Signé le 6 septembre 1830 : Cothenet (voir Cothenet, Jean-Baptiste ?), commis aux écritures chez M. Pivert. Lauty, limonadier, électeur constitutionnel, demeurant 256, rue Montmartre, lui délivra un certificat (en partie brûlé), qui semblerait indiquer qu’il avait contribué avec lui à sauver la vie à un militaire et à lui procurer des vêtements civils. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, capitaine commandant la compagnie des grenadiers du 3e bataillon, VIe légion, certifie que le sieur Kreisz, Pierre, Louis (sic), est inscrit sur le contrôle de ladite compagnie depuis 1814 et qu’il a toujours fait sons service avec zèle et assiduité. » Signé, le 8 septembre 1831 : Mongenot, capitaine. Le troisième certificat était rédigé par un Caquelard-Lafarge (voir Caquelard, Hyacinthe ?), demeurant dans le quartier de la porte Saint-Denis, attestait que « dans la journée du 28 juillet, mercredi à midi, nous nous sommes transportés à huit hommes vers la place des Victoires, croyant obtenir des ordres de nos députés, chez M. Ternaux, que voulant y aller seul en habit de garde national, ces braves citoyens proposèrent de m’y accompagner, croyant que le danger eût été moins grand pour moi et nous nous sommes trouvés tout autant compromis, étant en trop petit nombre et nous trouvant entre deux feux. Je déclare donc que c’est la plus insigne calomnie d’accuser le citoyen Kretz (sic) d’avoir voulu nous faire sacrifier lorsque lui-même il y payait de sa personne... le reste du manuscrit est brûlé ». Il signa, le 10 août 1830, le certificat suivant en faveur de Depoix, Philippe, Ernest : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Philippe, Ernest Depoix, demeurant à Paris, rue Bourg-Labbé 19, a, dans la journée du 28 juillet 1830, formé, le premier, une barricade dans la rue Saint-Denis en face la rue Grenetat et qu’il en a pris la défense contre les troupes qui se rendaient à la porte Saint-Denis. Nous certifions en outre qu’il s’est conduit avec la plus grande bravoure et a exposé sa vie et que c’est au hasard qu’il doit le bonheur de n’avoir pas été blessé, puisque plusieurs de ses camarades l’ont été. » Kresz était grenadier au 3e bataillon de la VIe légion de la garde nationale en 1831. Il demeurait 41, rue Bourg-Labbé en 1831. Archives de la préfecture de police AA 384 in dossier Depoix, Philippe, Ernest ; Archives de la préfecture de police AA 395.