Labbé, Jean-François
Biographie
Né le 30 prairial an V (18 juin 1797) à Cohan (mais à Ménil-Hubert in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste de diminution de capacité et VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales ; bien à Cohan in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. et in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831) (Orne), fils de Labbé, Jean, laboureur, et de Masline, Victoire, son épouse. Cuisinier. Il fut blessé d’un coup de feu (ou par un éclat de pierre in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste de diminution de capacité et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) reçu à l’œil gauche, le 28 juillet vers 19 heures alors qu’il combattait place du Châtelet. Il était veuf et père d’un enfant de huit ans en juillet 1830. Il reçut un secours de soixante francs en août et un autre de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 31 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Verneuil (voir Verneuil, Louis, Joseph), fabricant de rouge, demeurant 6, rue de Glatigny ; Duplessis (voir Duplessis, Jean-Baptiste, H., Jph.), pharmacien, demeurant 1, rue de la Lingerie. Ils attestèrent parfaitement connaître Labbé, Jean-François et savoir qu’il avait « été blessé le 28 juillet dernier près la place du Châtelet sur les 7 heures du soir, en combattant la garde royale pour la cause de la liberté, qu’il a reçu un coup de feu à l’œil gauche ». Verneuil ajoutait avoir été présent au moment où Labbé avait été blessé. Duplessis ajoutait avoir donné ses soins à Labbé, ajoutant : « […] Il venait d’être blessé à l’œil gauche, il avait son fusil et ses bonnes dispositions ne m’ont pas permis de douter que sa blessure ne fût honorable. » Il reçut un secours de trente francs, le 2 septembre 1830, un secours de trente francs, le 14 septembre, un secours de trente francs, le 7 octobre, un secours de cinquante francs, le 10 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 13 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 9 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. La mairie reprenait ainsi les avis médicaux sur la nature de ses blessures : « Blessé à l’œil gauche par un éclat ; ouverture de la cornée transparente, cicatrice opaque avec adhérence d’une porion de l’iris. » Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par éclat de pierre à l’œil du côté gauche. Guérie mais avec un peu d’opacité à la partie supérieure et externe de la cornée transparente et altération profonde de la vue. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la troisième classe des blessés. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cents francs. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il avait épousé Bouquin le 28 juin 1820 à la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris et avait un enfant en 1830. Il demeurait 12, rue de la Savonnerie en 1830-1831 (mais 1, rue de la Savonnerie in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; bien 12, rue de la Savonnerie deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés etc., in V-VI etc., in VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales). Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 32 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 35 (sous le nom de Labbé, Jean) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 79 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Archives de Paris VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, mairie du (ancien) VIe arrondissement, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe. C’est pas Labbé tout court aussi ? mais l’adresse n’est pas la même ?