Labretonnière, Jean

Biographie


Manœuvre. Il se trouvait à Montrouge en juillet 1830. Il combattit à la prise du Louvre et fut renversé et blessé par la chute d’un cadavre. Il fut soigné quinze jours à l’hôpital Cochin. Jacquet, Arsène, directeur des Postes à Montrouge, donnait, le 12 octobre 1830, les indications suivantes sur son compte : « Jean Labretonnière est parti malade pour son pays, où son épouse lui prodiguera les soins que réclame son état. Ce brave a été blessé par la chute d’un cadavre à l’attaque du Louvre. Le sieur Labretonnière m’a laissé son adresse et m’a prié de lui envoyer le secours qu’on lui accorderait. J’ose vous supplier, monsieur, de le confier au nommé Lucy (voir Lucy, Guillaume). » Puis : « M. Bérard, directeur général des Ponts, Chaussées et des Mines, vient d’accorder un petit emploi à ce généreux défenseur de nos droits. Il ne souhaite qu’un léger secours pour se rendre à son poste à Langlin-la-Châtre (lire La Châtre-Langlin), département de l’Indre. Le nommé Labretonnière, depuis sa blessure, est très languissant et hors d’état de faire la route à pied. C’est un citoyen des plus recommandables. » Retourné dans son village sitôt après la révolution, il resta dans l’ignorance du travail de la Commission des récompenses nationales. Père d’une nombreuse famille, il sollicita à son retour des secours pécuniaires et la décoration. Sa demande était appuyée par quatre députés de l’Indre. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean Labretonnière s’est battu pendant les immortelles journées du 28 et du 29 juillet, qu’il a été renversé et blessé par la chute d’un corps mort à l’attaque du Louvre, blessure qui a nécessité un traitement suivi à l’hospice Cochin. Reconnaissons qu’on ne saurait donner trop d’éloges à la bravoure et au patriotisme du sieur Labretonnière, qui, père de famille, n’a pas hésité à exposer sa vie pour assurer le triomphe de la liberté. » Signé : Jacquet, Arsène, demeurant à Montrouge. Il était de toute façon trop tard pour obtenir une décoration quelconque, les travaux de la Commission des récompenses nationales étant terminés. Il était père de famille en 1830. Il demeurait à Montrouge en 1830 ; à Saint-Benoist-sur-Sault (Indre) en 1831. Archives de Paris VK3 47 ; Archives nationales F/1dIII/60.

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