Labsolu, François, Augustin
Biographie
Né le 25 prairial an VI (13 juin 1798) à Manerbe (Calvados), fils de Labsolu, Charles et de Langlois, Marie-Françoise, son épouse. Sommelier ou garçon restaurateur. Il fut aperçu au milieu des combats du Palais-Royal et du Louvre, le 28 juillet, et ne reparut plus à son domicile depuis cette date. Il fut sans doute tué d’un coup de feu au Palais-Royal. Sa veuve fit d’inutiles recherches pour le trouver parmi les blessés ou les morts. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il laissait une mère, Langlois, Marie-Françoise, née le 28 janvier 1765 à Lisieux (Calvados), veuve de Labsolu, Charles (son nom n’est pas sur les listes du Bulletin des lois), à qui fut accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de cinquante francs. Les parents s’étaient mariés le 1er juin 1790 à Manherbe ; sur l’acte de mariage, Labsolu, Charles est indiqué comme fils de Labsolu, Pierre et de Posccage, Marguerite illisible ; Langlois, Marie (sic) est indiquée comme la fille de feu Langlois, François et de Vauquelin, Madeleine. Labsolu, Charles devait décéder le 28 mars 1829 à Manherbe, à l’âge de soixante-six ans. Labsolu, François, Augustin laissait une veuve, Vallée, Anne, Jeanne, née le 25 prairial an VI (même jour que son mari : 13 juin 1798) à Paris, écaillère chez Yon, restaurateur au Palais-Royal. Elle reçut deux cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Elle présenta deux certificats attestant la disparition de son mari. Le premier certificat ainsi rédigé : « Je, soussigné, principal locataire de la maison sise à Paris rue des Deux-Ecus n° 18, certifie à tous qu’il appartiendra que le sieur Augustin Labsolu, tonnelier, occupait une chambre dans ladite maison avec Marie Valette (sic), son épouse ; que dans la journée du 28 juillet dernier, ayant pris part à la cause commune de la liberté, étant armé pour la défense de la ville de Paris, il a été aperçu au milieu du combat qui eut lieu tant au Palais-Royal qu’au Louvre et que depuis de temps il n’a plus reparu à son domicile, ce qui le fait présumer être une des victimes qui ont perdu la vie dans cette malheureuse journée et qu’il laisse sa veuve dans l’infortune et dans la misère. » Signé, le 12 août 1830 : Barot. Suivaient les apostilles d’autres locataires ou voisins : Regnier ; Dulau de Creuzat ; Vandelle ; Gralet illisible. Le second certificat ainsi rédigé : « Je, soussigné, principal locataire de la maison sise à Paris rue des Deux-Ecus n° 18, certifie à qui il appartiendra que depuis dix-huit mois que le sieur et dame Labsolu demeurent chez moi leur conduite ne me laisse à porter pour eux qu’un témoignage favorable et notamment depuis le 29 juillet dernier que le sieur Labsolu est considéré mort dans les affaires de Paris la conduite de ladite veuve Labsolu est irréprochable. » Signé le 6 janvier 1831 : Barot. Le 10 février 1831, devant le maire du ancien) IVe arrondissement, comparurent : Galtier, Jean, limonadier, demeurant 13, rue des Deux-Ecus ; Trousselot, Théodore, marchand de vin, demeurant 1, rue de Vannes ; Déotte, Charles, Pacifique, marchand de beurre et d’œufs, demeurant 13, rue des Deux-Ecus ; Miramond, Jean-Baptiste, garde municipal caserné rue de Tournon. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Labsolu, François, Augustin « et savoir qu’il a été tué le 29 juillet 1830 en combattant pour la liberté ». La veuve fut pensionnée de trois cents francs et il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs. Les époux s’étaient mariés le 31 août 1820 à Gentilly (Hauts-de-Seine) ; sur l’acte de mariage, Labsolu, François, Augustin est indiqué comme marchand de vin ; Vallet, Anne, Jeanne (sic) est indiquée comme fille de feu Vallet, Jacques, René et de Bannier, Marie et comme demeurant alors 123, rue Mouffetard. Labsolu, François, Augustin n’avait pas d’enfant. Labsolu, François, Augustin avait été réformé par le conseil de révision, comme appartenant à la classe 1818, « pour un mal de jambe ». Le nom de Labsolu (F.-A. Labsolu) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Labsolu demeurait à Gentilly en 1820 ; 14, rue du Petit-Carreau en 1825 ; une chambre 18, rue des Deux-Ecus en 1830 ; sa veuve, même adresse peut-être 9, rue de Cléry en 1831 ; sa mère à Saint-Désir (Calvados) en 1831. Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 81 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 97 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Citoyens du (ancien) IVe arrondissement dont les noms ne sont point inscrits au Panthéon et dont l’acte de notoriété constate la mort dans les combats ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Liste des morts, pensions, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IVe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) IVe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (30 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/42 (sous le nom de Absolu) ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Badès ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Enault (sous le nom de Absolu) ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, veuves et ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.
Labulie.
Il est compris dans une liste de blessés de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de vingt francs, le 30 août 1830, à la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il demeurait 104, rue Saint-Maur en 1830. Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale.