Lacaille, Félix, Caliste
Biographie
Né vers 1814 à Landau (Bavarois). Fils de Lacaille, Jean, Caliste (voir ce nom), lui aussi combattant de Juillet. Il s’illustra sur le pont d’Austerlitz, à la prise de la caserne de Babylone et au Louvre. Il est cité par le colonel Marchal comme un de ceux qu’il avait commandés et qu’il tenait à présenter « à l’admiration et à la reconnaissance de leurs concitoyens ». Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté comme sergent fourrier au 35e régiment de ligne caserné à Grenoble en 1831-1832. Il sollicita la Croix de Juillet, s’estimant avoir été privé du grade de sous-lieutenant du fait de son jeune âge. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac. Il fit parvenir, le 1er septembre 1831, la lettre suivante à cette dernière Commission : « […] Je ne réclame point contre l’injustice, vu que la Commission, après m’avoir fait éprouver un sérieux examen, dont elle fut contente, m’avait promis le grade de sous-lieutenant mais comme la loi n’en a admis qu’à l’âge de vingt ans, je crois que cela a suffi pour faire oublier le plus cher de mes [désirs], celui d’obtenir la décoration de Juillet. Je la désire d’autant plus que des amis que j’ai enlevés de leurs bureaux pour les conduire aux combats sont tous officiers ou sous-officiers décorés. J’espère, messieurs, que vous ne verrez que justice dans ma demande. Petit-fils d’un officier mort par suite de cinquante-deux blessures reçues à la guerre, fils d’un combattant d’Austerlitz et de Juillet […]. » Il joignait à sa lettre la copie du certificat suivant : « Je certifie que M. Lacaille a fait partie de la garde nationale mobile du (ancien) Xe arrondissement de la ville de Paris, en sa qualité de capitaine ; que je n’ai qu’à me louer du zèle qu’il a mis à me seconder dans cette organisation. Ce brave capitaine a été reconnu par plusieurs sous-officiers et soldats qui l’ont reconnu pour l’avoir vu sous les armes dans les mémorables journées de Juillet, suivi de son fils âgé de seize ans et tous deux marchant à la conquête de nos libertés. » Signé, le 10 août 1830 : Bigarne, lieutenant-colonel, commandant la garde nationale mobile du (ancien) Xe arrondissement. En 1835, il était sergent-major au 35e de ligne. En 1843, il était commis négociant. Il demeurait 3, rue de Taranne en 1830 ; 13, rue Saint-Louis au Marais (chez son père) et au fort Barraux sur la frontière de Savoie en 1831 ; 8, rue d’Austerlitz en 1843. Histoire populaire de la révolution de juillet, récit des combats qui eurent lieu sous le commandement du colonel Marchal pendant les trois journées, Marchal, Colonel, impr. de Mme de Lacombe (Paris), 1834, p 86-87 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives de la préfecture de police AA 396 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1420/63 dossier de son père Lacaille, Jean, Caliste.