Lacombe, Jacques
Biographie
Né vers 1779 ou 1788 à Fondrevaut (le 17 janvier 1782 à Rioz sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39) (Haute-Saône). Ancien militaire (peut-être même ancien lieutenant ou sous-lieutenant) ayant quinze, ou seize, ou vingt années de service sous l’Empire, ayant participé à dix campagnes. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il signa, le 28 mai 1831, le certificat suivant en faveur de Bouquet, Louis : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le sieur Bouquet, Louis, […] était avec nous à la rue de la Tixéranderie le 28 juillet dernier, qu’il s’y est comporté d’une manière toute patriotique, en défendant nos libertés les armes à la main et que cet ancien militaire mérite par son dévouement à la patrie les récompenses nationales dues aux plus méritants soldats des trois grandes journées de notre révolution. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1840, dans l’impossibilité d’exercer le moindre travail, du fait de douleurs rhumatismales, il sollicita des secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Représenté sous les rapports les plus favorables tant dans les bureaux de la Guerre qu’à son domicile. […] Célibataire, sans fortune. On le dit actif et laborieux, mais comme il n’a pour ressource que le métier de marchand ambulant sa position est précaire. » Il reçut vingt-cinq francs de secours en 1840, soixante-cinq francs en 1841, soixante-cinq francs en 1842, vingt-cinq francs en 1843, soixante-cinq francs en 1844, vingt-cinq francs en 1845, cinquante francs en 1846. En 1848, la même administration le disait atteint d’une catarrhe, ne pouvant se livrer à aucun travail et ajoutait : « Sa position nécessiteuse et la régularité de sa conduite le rendent digne d’intérêt. » Il demeurait 109, rue de Charenton en 1831 ; 8, rue Camelot, maison du commissaire de police de 1840 à 1842, un garni de douze francs par mois ; 2, rue du Foin au Marais, chez M. Maillard, en 1843 ; 62, boulevard extérieur, chez M. Cholet, à Charonne de 1845 à 1847. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Bouquet, Louis.