Lacroix, Antoine, Etienne
Biographie
Né vers 1785 (mais vers 1800 dans le certificat de bonnes vie et mœurs délivré par le commissaire de police du quartier Saint-Martin-des-Champs et dans le certificat médical) à Paris. Ancien sous-officier de cavalerie en retraite, ayant dix-huit années de service, ayant fait toutes les campagnes de Morée, devenu ouvrier machiniste. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe gauche, d’un autre à la cuisse gauche, d’un coup de baïonnette à l’orbite droit et d’un coup de sabre au doigt. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que le nommé Lacroix, Antoine, Etienne, âgé de trente ans, ouvrier machiniste, demeurant faubourg Saint-Antoine, rue Beauveau n° 7, a reçu plusieurs blessures dans les journées de Juillet, dont les traces existent encore : notamment un coup de feu au-dessous de la malléole interne de la jambe gauche, une deuxième en haut et en dedans de la cuisse du même côté, un coup de baïonnette à l’angle externe de l’orbite droit et un coup de sabre sur la phalange première du doigt indicateur de la main droite. » Signé, le 24 novembre 1830 ; Dubourg (voir ce nom), médecin, demeurant 4, rue Neuve-Saint-Marc. Le 14 août 1830, le commissaire de police du quartier Saint-Martin-des-Champs lui délivra un certificat de bonnes vie et mœurs, sur l’attestation de Guilleminot, logeur, 30, rue des Vertus et de Garnier, Joseph, boulanger, demeurant 26, rue des Vertus. Il souffrait d’une grande surdité suite des blessures qu’il avait reçues d’une balle (mais sans doute pas en juillet 1830). Il reçut quarante francs en 1849, quarante francs en 1850 et quarante francs en 1853. En 1849, les renseignements de police le dirent veuf, sans enfant, vivant dans un état voisin de l’indigence et de bonnes conduite et moralité. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de combattant de Juillet, un secours de quarante francs en 1850, à titre de blessé de Juillet. Il demeurait 10, rue des Vertus en août 1830 et depuis dix-huit mois ; 7, rue Beauvau dans le faubourg Saint-Antoine en novembre 1830 ; 19, rue Neuve-Saint-Martin en 1831 ; 13, rue Desnoyers à Belleville de 1848 à 1855. Archives nationales F/1dIII/60; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 43 et minute 46, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134. Pas de confusion avec Lacroix, Salomon, même adresse ?