Ladoucette, Louis, Laetitia, Napoléon, Charles
Biographie
Il sollicita un grade de sous-lieutenant. On trouve l’observation suivante dans son dossier : « A donné de grandes preuves de dévouement à la cause nationale pendant les journées de Juillet : il s’est trouvé à l’attaque du Louvre, où plusieurs fois il a exposé sa vie. Depuis le 1er août, fait le service d’officier d’ordonnance auprès de M. le général Rogues. » Il fut nommé, par ordonnance en date du 21 février 1831, sous-lieutenant, sur la demande de la Commission des récompenses nationales, et affecté à l’Ecole de cavalerie de Saumur. Il reçut mille francs de supplément d’indemnité de première mise, par suite de la décision de M. de Montalivet, en date du 26 septembre 1831. Sa notice Wikipédia est ainsi rédigée : « Fils de Charles-François de Ladoucette et frère cadet de Eugène de Ladoucette est né le 11 février 1809 à Gap et décédé à Paris le 12 décembre 1869. Il entra en 1831 à l'Ecole de cavalerie de Saumur et servit jusqu'en 1837 comme sous-lieutenant au 5e régiment de dragons. Démissionnaire à cette époque, il entra au Conseil d'Etat comme Auditeur et parvient au poste de maître des requêtes. Après la révolution de 1848, il se présenta le 17 septembre 1848 dans le département de la Moselle comme candidat à l'Assemblée constituante, en remplacement de Auguste Dornès, mortellement blessé. Il échoua avec 8.304 voix contre 17.813 à l'élu, Louis-Napoléon Bonaparte et 7.984 voix à Emile Bouchotte. Il fut plus heureux le 13 mai 1849 et devient le représentant du même département à l'Assemblée législative, le 2e sur 9 avec 54.077 voix pour 76.540 votants sur 115.444 inscrits. Monsieur de Ladoucette vota avec la majorité conservatrice puis soutint la politique particulière de l'Elysée et fut au lendemain du coup d'Etat du 2 décembre 1851 appelé à faire partie de la Commission consultative. Le 26 janvier 1852, il entra au Sénat et il s'associa au rétablissement de l'Empire. Dans le courant de la session de 1854, il fit une proposition tendant à présenter à l'empereur sur la publication d'un code rural. Il ne cessa en politique de soutenir jusqu'à sa mort de sa parole et de ses votes, le gouvernement impérial. Il était membre du conseil général de la Moselle, qu’il préside de 1852 à 1869 et maire du VIIIe arrondissement de Paris et était décoré de la Légion d'honneur. Il fut le dernier châtelain du Château de Drancy qui avait appartenu à une Madame d'Argenlieu qui le vendit par la suite à un nommé Kirpatrick. Ce château fut construit en 1553 par Pierre Séguier dont la famille resta propriétaire pendant plus de deux siècles. Il était l'époux d’Emilie-Victorine née Thibault devenue baronne de Ladoucette qui fonda en 1857 une école de filles avec ouvroir et cours d'adultes, dont le personnel enseignant était des sœurs de Saint-Vincent de Paul. Elle mourut le 9 décembre 1897 à Cannes. Elle avait fait un testament et don de tous ses biens en faveur de l'asile de Drancy pour parachever ainsi son entreprise caritative que géraient les sœurs de Saint-Vincent de Paul. Ces dernières héritèrent du château de Drancy et de son parc de 5,5 hectares, aujourd'hui le parc Ladoucette, ainsi que de la villa des Ladoucette à Cannes. Le baron et la baronne de Ladoucette eurent une fille, Berthe de Ladoucette, née en 1844 devenue, comtesse Robert de Mun et décéda le 24 février 1865, à l'âge de 21 ans. Elle avait collaboré aussi dans les œuvres de charité de sa mère. Ayant perdu leur fille unique de bonne heure, ils léguèrent également par testament la plus grande partie de leur fortune aux départements de la Moselle et des Hautes-Alpes pour être employée à des œuvres d'utilité publique. » Il demeurait 11, rue Saint-Lazare en 1830. Journal militaire officiel, année 1831, premier semestre, Paris, chez Anselin, 1831, p. 235, ordonnance du 21 février 1831 ; Archives de Paris VK3 47 (sous le nom de Charles de Ladoucette de) ; Archives nationales F/1dIII/33 sous-lieutenants (1831-1833), état nominatif des sous-lieutenants de Juillet envoyés, sur la demande de la Commission des récompenses nationales, à l’Ecole de Saumur, avec indication des destinations qu’ils ont reçues, des sommes qu’ils ont touchées à titre de supplément d’indemnité de première mise et de celles qu’il y aurait encore lieu de leur payer en exécution de la décision prise par M. de Montalivet, le 30 juillet 1832 et aussi état des sous-lieutenants nommés sur la présentation de la Commission des récompenses nationales.