Laforgue, Pierre
Biographie
Ancien militaire, ex-courrier des postes militaires de l’armée d’Espagne de 1808 à 1814, date de son licenciement. Il affirma avoir « pris une part très active aux événements de la semaine mémorable » et s’être « montré partout où il fallait combattre pour la liberté ». Le capitaine Basson (voir Basson, Valentin) lui délivra le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le sieur Laforgue, Pierre, ancien militaire, demeurant rue du Faubourg-du-Roule, n° 52, a vaillamment combattu dans les journées des 27, 28 et 29 juillet pour la cause de la liberté, qu’il a constamment été sous mes ordres et m’a secondé dans toutes mes opérations, qu’il s’est trouvé à la prise du poste de la Banque, à celle du poste du Théâtre-Français, à la prise de celui retranché dans la maison du chapelier rue Saint-Honoré, à la prise de la pièce de canon établie rue de Rohan près la place du Carrousel, que partout il a donné des preuves de courage et de patriotisme. » Signé le 10 septembre 1830. Il sollicita une place de courrier dans les malles postes, poste qui lui avait été autrefois promis par le comte de Lavalette. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait 52, rue du Faubourg-du-Roule en 1830. Archives de Paris VK3 47. Il y a un Laforgue, Pierre in Précis des événements de juillet 1830, rédigé et publié par le sieur Duplessis, pharmacien rue de la Poterie, n° 1, lequel a donné les soins les plus assidus aux blessés ; qui a recueilli les corps des personnes tuées, dans le corps de garde des sapeurs-pompiers de la halle aux draps ; qui a pourvu, à ses frais, aux moyens de salubrité et à l’inhumation des victimes, Duplessis, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, FG 443 ms 1028, qui signe le certificat suivant : « Clôture des procès-verbaux. Mention honorable des services rendus par plusieurs personnes dénommées. Nous maire et adjoints du [ancien] IVe arrondissement susdits et soussignés avant de clore le présent procès-verbal voulons reconnaître et publier les dévouement avec lequel avons été constamment assistés dans nos fonctions par le sieur Troche, chef du bureau de l’état civil, qui a tout surveillé et dont la santé a couru des risques très grands ; ainsi que le zèle de MM. Lavilletelle (voir Lavilletelle (Marien dit Lavilletelle), docteur en médecine, Agy (voir Agÿ, Louis, Nicolas ?) ordonnateur des inhumations. Nous nous plaisons aussi à rendre témoignage que M. Duplessis, pharmacien-herboriste, dénommé aux procès-verbaux des autres parts s’est offert dès le premier moment pour nous assister, qu’il n’a cessé tant sur la place des Innocents que sur celle de la colonnade du Louvre de fournir de sa boutique ou d’autres lieux, toujours à ses frais, des liqueurs et ingrédients désinfectants et le chlorure pour empêcher ou au moins affaiblir les effets du méphitisme produit par la présence d’un grand nombre de cadavres. De plus au marché des Innocents, pour la rupture pendant la fouille d’une quantité d’anciens cercueils ; qu’il payé de ses deniers les ouvriers qui ont ouvert les fosses et qui ont transporté et inhumé les cadavres, qu’enfin il a concouru puissamment au maintien de l’ordre et a constamment aidé le sieur Troche dans les fonctions que nous lui avions départies. Nous faisons aussi mention des services des sieurs Jean-Baptiste, François et Jules Varin, élèves herboristes chez le sieur Duplessis et su sieur Alexandre de Magellan, habitant du quartier des Marchés, qui n’ont cessé de pourvoir à tout ainsi que le sieur Pierre Laforgue ci-devant nommé. Enfin, nous déclarons que le sieur Dauvin, libraire dénommé en l’un des procès-verbaux qui précèdent a coopéré avec beaucoup de zèle aux inhumations faites sur la place la colonnade du Louvre et qu’il a assisté constamment M. l’abbé Paravey dans les fonctions religieuses, conjointement avec M. Troche. En foi de tout ce qui dessus, ont été dressés les procès-verbaux des autres parts et le présent dont il sera délivré extraits nécessaires à toute partie intéressé et que nous avons los ledit jour samedi 31 juillet 1830 à 5 heures du soir et l’avons signé. Signé : Guiton, Champion, Jannon. » Bibliothèque historique de la Ville de Paris, ms 1028.