Lahoche, Marie, Françoise, Marguerite demoiselle
Biographie
Née le 19 juillet 1788 (mais en 1796 in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) à Paris (Seine), fille de Lahoche, Charles, Joseph (1757-1831) et de Duchene, Marie, Julie (née en 1763). Marchande de modes et brodeuse. Elle fut blessée au front par une balle morte, qui lui coupa le nerf sur l’orbitaire, le 28 juillet, place du Palais-de-Justice. Le certificat médical témoignait des blessures qu’elle avait reçues : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Pari, certifie que Mme Lahoche a été blessée à la tête par une arme à feu dans la journée du 28 juillet ; qu’elle en a éprouvé des graves accidents et que sa guérison sera longue à obtenir même en continuant le traitement méthodique auquel je l’ai soumise dès les premiers instants de sa blessure. » Signé, le 8 août 1830 : ...milly..., médecin, demeurant 19, quai aux Fleurs. Elle était porteuse du certificat suivant : « Je certifie que madame veuve Marie Lahoche, mère de deux enfants en bas âge, a reçu dans la glorieuse journée du 28, place du Palis-de-Justice, au moment où elle prenait à la cause sacrée de la liberté toute la part que lui permettait la nature de son sexe, a reçu, dis-je, d’un infâme Suisse une balle au frontal (côté gauche) qui lui a fracturé l’os. Cette brave citoyenne est dépourvue de tout moyen d’existence, la patrie sera reconnaissante envers elle. » Signé, le 7 août 1830 : Morel de Rubempré, rédacteur en chef de l’Ami du peuple, demeurant 34, rue Saint-Martin. Sur les listes du Constitutionnel, elle est marquée « son mari tué ». Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 26 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et par balle morte à la partie moyenne et un peu droite du front sur le trajet des nerfs orbitaires, guérie avec un peu de faiblesse dans la vue du côté droit. » Admise dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, elle reçut six cents francs de secours en deux ans. Elle reçut, à titre de blessée de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Elle reçut un secours de soixante francs en 1851. En 1852, elle sollicita un nouveau secours. Elle avait eu, seule, trois enfants, tous nés à Paris : Alphonse Eugène, né le 31 mars 1820, Marie, Justine, née le 7 avril 1814, et Alexandrine, Louise, née le 13 mai 1812. Selon le site geneanet, elle épousa Piton, Emile, Constant, le 13 octobre 1831 à Paris (ancien) VIIe arrondissement et mourut le 28 mai 1860 à Saint-Denis. Elle demeurait 6, rue des Prêcheurs en 1812 ; 11, bd du Temple en 1814 ; 30, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois en 1820 ; 9, rue Saint-Merri en 1830-1831 (mais une fois 11, bd du Temple et une fois 9, rue Saint-Merri in Archives nationales F/1dIII/36 ; bien 9, rue Saint-Merri in Archives nationales F/1dIII/38 A et mais in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) ; 32, rue du Marché-Neuf en 1852, un rapport de police la dit inconnue à cette adresse ; 92, rue de Paris à Saint-Denis en 1860. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 31 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 35 ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 78. ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 14-15 état des blessés indemnitaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie.