Laisne, Joseph, Sylvie
Biographie
Né vers 1790. Eperonnier. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressait, le 25 juillet 1831, la lettre suivante à la Commission : « Je ne me serais jamais attendu à être obligé d’avoir recours à la supplication pour obtenir la récompense nationale, que je crois avoir méritée par mes certificats, par le rapport même le plus exact de l’officier supérieur sous les ordres duquel j’ai combattu pendant les trois jours de fin de juillet dernier. Je me persuadais que cela seul suffisait pour obtenir non seulement la récompense des dons patriotiques aussi l’honneur de la décoration que j’ai sollicitée. Il est vrai que je n’ai reçu aucune blessure cependant je n’en étais pas moins exposé car je n’ai pas désemparé […]. » Sa lettre était apostillée ainsi : « Je certifie que le sieur Laisne, Joseph, ancien militaire, a, pendant les journées mémorables de juillet dernier, encouru de grands dangers, qu’il ne m’a pas quitté, qu’il a combattu avec un sang-froid et un courage digne d’un Français, que sa conduite mérite tout éloge. » Signé : Thiellement (voir sans doute Thiellement, Pierre, Louis), officier supérieur de l’ancienne armée, membre de la Légion d’honneur, décoré des trois jours de juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, citoyens habitant la ville de Paris, rue du Faubourg-du-Temple, patentés, certifions que le sieur Lainse, Joseph, Sylvie, demeurant même rue n° 71, profession d’éperonnier, a pris part des plus actives dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il est à notre connaissance particulière que, par sa bonne contenance pour le maintien de nos droits et de notre indépendance, sa conduite est digne d tout éloge. » Signé le 25 juillet 1831 : Dagnias, J.-B., marchand, demeurant 85, rue du Faubourg-du-Temple ; Jeanne (il ne s’agit pas de la signature de Jeanne, Eugène, Charles, Prosper) ; Caullier, concierge, demeurant 61, rue du Faubourg-du-Temple et 71, rue du Faubourg-du-Temple ; Carron, maître éperonnier, demeurant 10, rue Saint-Martin, qui ajoutait : « Je certifie de plus que le ci-dessus dénommé est depuis six semaines sans ouvrage et qu’il n’a aucune moyen d’exister que son travail. » Il demeurait 71, rue du Faubourg-du-Temple en 1831. Archives de la préfecture de police AA 396.