Laleux, Pierre

Biographie


Né le 20 septembre 1802 à Saint-Hilaire-la-Treille (Haute-Vienne). Ancien militaire au 9e régiment d’infanterie légère, devenu ouvrier maçon. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Dans une lettre adressée à cette Commission, il expliquait qu’il avait combattu, le 22 février, rue de Rivoli contre la garde municipale ; le 23, aux barricades de la porte Saint-Denis, où il avait passé la nuit ; le 24, à la préfecture de police, où il avait contribué à désarmer la garde municipale et les chasseurs d’Orléans. Sa demande était apostillée des signatures de : Saint-Elaine, Louis illisible, âgé de soixante-dix-sept ans, demeurant 25, rue de la Barillerie ; illisible, demeurant 35, rue du Vert-Bois ; Giraud, demeurant 100, rue de l’Hôtel-de-Ville ; Bretonnet, demeurant 20, rue de l’Hôtel-de-Ville ; Lavaux (est-ce le Lavaux de l’attentat de Meunier ?), demeurant 2, rue de Cléry, qui attestait avoir vu Laleux aux barricades de la porte Saint-Denis et à la préfecture de police ; Baltongue-Lespielle, demeurant passage Colbert E, qui attestait avoir vu Laleux désarmer des gardes municipaux à la préfecture de police ; Bailleau, demeurant 2, rue de Cléry, qui attestait avoir vu Laleux, le 23 février rue de Rivoli, qui arrachait des pavés à l’aide d’une barre de fer ; Miolier illisible, qui attestait avoir vu Laleux aux barricades de la porte Saint-Denis ; Lemaire, demeurant , rue Jean-de-Lépine ; Béchade, demeurant 118, rue de l’Hôtel-de-Ville (le numéro est incertain). Sa demande (dont on ignore la nature) fut rejetée par la Commission. Le 4 février 1850, il faisait parvenir une lettre au président de la République, Napoléon, dans laquelle il donnait les indications suivantes : « […] Laleux a toujours aimé et choisi l’empereur Napoléon, et aussi l’amour est également réversible sur vous, auguste prince. Tels sont ses sentiments inaltérables. Laleux a combattu aux journées de juillet 1830, à celles de février 1848, il a voté pour Charles, Louis Napoléon et sa famille, il a sauvé la vie à beaucoup de gardes municipaux et pour cela il se trouve heureux. Jamais Laleux n’a reçu aucun bienfait ; il a sollicité, et pas de réponse à ses placets. » Il était marié, père d’une petite fille et sa femme prête d’accoucher en 1848. Il demeurait à Paris depuis 1820 ; 3, rue Jean-de-Lépine en 1848-1850. Archives de la préfecture de police AA 396.

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