Lallemant, Dominique
Biographie
Né le 20 prairial an XIII à Metz (Moselle), fils de Lallemant, Dominique, charcutier, et de Broncart, Anne (sic), son épouse. Cordonnier. Il fut blessé d’un coup de biscayen reçu dans le ventre alors qu’il combattait à l’Hôtel de ville, le 28 juillet vers 19 heures. Il mourut des suites de sa blessure le lendemain à l’hôpital Saint-Louis. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 26 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Raulin, François, Hélène, loueur de carrosses, demeurant 4, rue de la Folie-Méricourt ; Caron, Pierre, rentier, demeurant 64, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Buisson, Martin, Augustin, marchand épicier, demeurant 13, rue de Ménilmontant. Ils attestèrent avoir bien connu Lallemant, Dominique et savoir qu’il avait « combattu pour la liberté dans les glorieuses journées de juillet 1830 et que le mercredi 28 dudit mois, environ à 7 heures du soir, il a été blessé par un biscayen, qui l’a atteint au ventre et qu’ayant été conduit à l’hôpital Saint-Louis, il y est mort des suites de cette blessure, le lendemain vers les 4 heures du matin ». Il laissait des parents, Lallemant, Dominique, né le 21 août 1771 à Metz, balayeur à la ville de Metz, et Broucart, Anne, née le 30 octobre 1775 (bien le 30 octobre 1775 dans son acte de naissance ; parfois mais par erreur le 31 octobre 1775) à Norroy-le-Veneur (Moselle). Le 31 août 1830, le maire de la ville de Metz attestait que Lallemant, Dominique, balayeur des rues de la ville, était « dans une position voisine de l’extrême indigence et qu’il a à sa charge sa femme et sa fille, qui exercent la même profession que lui ». Un certificat médical délivré, le 22 décembre 1830, attestait que Lallemant, Dominique souffrait d’incontinence d’urine et d’une grande difficulté dans les mouvements du poignet gauche, par suite d’une blessure reçue pendant son service militaire. Un certificat médical délivré, le 23 février 1831, par le docteur Maréchal, demeurant 32, rue d’Austerlitz à Metz, attestait que Broucart, Anne souffrait de douleurs rhumatismales goutteuses le long de la hanche, la cuisse, la jambe et le pied gauches, qui la rendaient presque impotente et la forçaient à garde le lit pendant les intempéries atmosphériques. Les parents furent pensionnés (sous le nom de Lallemand, Dominique sur les listes du Bulletin des lois et sous celui de Lallemant, Dominique sur celles du Moniteur universel) de deux cents francs et il leur fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 18 brumaire an XI à Plesnois (Moselle) ; sur l’acte de mariage, Lallemant, Dominique est indiqué comme le fils de Lallement, Claude (sic mais bien Lallemant, Claude dans l’acte de naissance de Lallemant, Dominique), voiturier, et de Francdidier, Elisabeth ; Brouquart, Anne (sic mais bien Broucart, Anne dans son acte de naissance) est indiquée comme née à Plesnois (sic mais bien à Noroy dans son acte de naissance), fille de Brouquart, Etienne, manouvrier, et de Stef, Marguerite. Ils avaient choisi comme fondé de pouvoirs, pour les représenter devant la Commission des récompenses nationales, Veniautt, Louis, Firmin, demeurant 9, rue d’Enghien. Lallemant était célibataire. Le nom de Lallemant (D. Lallemant) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Lallemant, Dominique demeurait 84, rue Saint-Denis ; ses parents, 27, place du Quarteau à Metz en 1831. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 79 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des ascendants ayant droit à une pension ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.