Lalligand, François, Alexandre

Biographie


Né vers 1792 à Paris. Il s’illustra dans la rue Saint-Honoré et la cour Batave. Il fut blessé par un coup de crosse reçu à l’épaule droite. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Sans emploi, il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir une place de garde forestier et la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant, qui lui avait été délivré en août 1830 : « Nous, soussignés, certifions véritable que le sieur Lalligand, François, Alexandre, ancien militaire au 12e régiment des dragons, licencié de l’ex-armée de la Loire, s’est comporté sous nos yeux d’une manière digne des plus grands éloges, que partout où le danger fut le plus puissant, il s’y transporta avec nous, notamment cour Batave, rue Saint-Honoré et à la place de Grève et que son zèle, son dévouement, son sang-froid, sa bravoure et son patriotisme dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier pour le triomphe des idées libérales, l’expulsion du despotisme et la cause nationale ne peuvent que militer en sa faveur auprès de tous fonctionnaires, magistrats et dévoués citoyens. » Signé, le 7 août 1830 : Busquet (voir Busquet, Jean-François), demeurant 8, rue du Cadran ; Godard (voir Godard, Jean-Baptiste), demeurant 19, rue Mondétour ; Denamy illisible, marchand de vins, demeurant sans doute 9, rue Montmartre ; Derillac, officier au 8e régiment d’infanterie légère à l’Ecole militaire, demeurant 98, rue du Faubourg-Saint-Martin ; le docteur Morel de Rubempré, qui attestait aussi avoir vu Lalligand se battre vaillamment et lui avoir donné des soins pour une contusion à l’épaule droite. Ternaux apostillait sa demande pour le recommander à la générosité de la Commission des secours provisoires. Il retira, le 13 octobre 1831, les pièces qu’il avait confiées à la Commission et en rapporta au moins une le lendemain. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 3, rue Tiquetonne en 1830 ; 12, rue du Four-Saint-Honoré en 1831. Archives de la préfecture de police AA 396.

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