Lalligant, Thibault
Biographie
Né en 1788 à Charny (Côte-d’Or). Ancien militaire, devenu paveur. Il fut blessé, le 28 juillet 1830 entre 8 et 9 heures du matin au carré Saint-Martin, d’une balle qui lui traversa la cuisse. Il ne fit aucune demande ni de secours ni de récompense auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet, le 12 juin 1848, la lettre suivante à cette Commission : « […] A l’honneur de vous exposer que dans les journées de juillet 1830 il a été blessé d’un coup de feu à la cuisse au carré Saint-Martin près la rue Beaubourg en combattant pour la cause de la liberté, blessure dont il peut justifier, et que ses moyens lui permettant alors de se faire soigner de sa blessure, il n’a demandé aucune récompense à la Commission. Aujourd’hui sa position est bien changée depuis la Révolution de Février, sans ouvrage et ses dernières ressources épuisées il se trouve dans la détresse et c’est à ce titre et comme combattant de juillet 1830 et blessé, ainsi que le prouvent les attestations ci-jointes, qu’il sollicite de votre équité, à titre de bienfait, un secours éventuel duquel il a un pressant besoin. » Il joignait le certificat suivant à sa demande : « Nous, soussignés, citoyens entrepreneurs et ouvrier paveurs de la ville de Paris, y demeurant, certifions et déclarons à qui il appartiendra qu’il est à notre connaissance personnelle que le 28 juillet 1830 de 8 à 9 heures du matin le citoyen Lalligant […] a été blessé d’un coup de feu et d’une balle qui lui a traversé la cuisse au carré Saint-Martin près la rue Beaubourg ; que nous nous trouvions auprès de lui quand il est tombé, que nous l’avons transporté alors chez un pharmacien du carré Saint- Martin, qui lui a porté les premiers secours, en un mot que le citoyen Lalligant qui était dans une position heureuse alors comme ouvrier s’est fait soigner à ses frais et qu’il n’a réclamé ni obtenu aucun secours de la Commission des récompenses instituée alors. » Signé, le 12 juin 1848 : Trochard ; Dupaquis ; Bausserond. Sa demande fut rejetée par la Commission. Il était marié et père d’un enfant en 1848. Il demeurait à Paris depuis 1824 ; 7, rue Regratière dans l’île Saint-Louis mais c’est rayé ou rue des Deux... en 1848. Archives de la préfecture de police AA 396. Voir le Lalligant né à Charly ?