Lamoura fils
Biographie
Ebéniste. Le 24 juillet 1831, jusque-là éloigné de Paris à cause d’affaires de famille, il envoya, à l’appui de sa demande pour obtenir la décoration de Juillet, des certificats qui constataient sa conduite [certificats absents de son dossier]. Il lui fut répondu qu’il n’était plus temps et que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés. Il était voltigeur au 2e bataillon de la VIIIe légion de la garde nationale. Il demeurait 81, rue de Charenton en 1831. Archives nationales F/1dIII/60. C’est le même in Archives de la préfecture de police AA 396 ? Les signatures ne sont pas ressemblantes mais à condition que ce soit qui ait signé les deux lettres... Lamoura, Adrien, né le 23 mai 1808, menuisier en fauteuil, demeurant 62, rue de la Roquette en 1848, qui déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le citoyen Lamoura a, le 5 juin 1832, empêché les tambours de la XIIe légion de battre le rappel dans la rue Mouffetard et comme ils persistaient il a crevé leurs caisses ; qu’ensuite il a essuyé d’une compagnie de voltigeurs de la ligne un feu nourri auquel il a riposté tant que la position a été tenable sur la place du Panthéon. Comme nous étions ensemble et que j’ai été fait prisonnier pour cette affaire, je lui délivre ce certificat afin qu’il l’adressât à qui de droit. » Signé, le 17 mars 1848 : Hébert, demeurant 21, rue de Charenton. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le citoyen Adrien Lamoura en armes le 24 février, lorsque nous sommes allés et revenus de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et qu’ensuite il est resté à la barricade de la rue Charonne, prêt à la défendre si besoin avait eu lieu. » Signé, le 15 mars 1848 : Lepoire. C. (ou T.)., demeurant 1, rue de Charonne. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Lamoura, Adrien a fait preuve de civisme et de courage pendant les glorieux jours de Février. De plus, il m’a fraternellement, pendant l’action, procuré un fusil. » Signé : Basière, Victor, chansonnier républicain, commissaire délégué du (ancien) VIIIe arrondissement près du Comité central, demeurant 62, rue de Charenton. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, les citoyens Mourguije, Rigal, Bergeaux et Martin, déclarent que le citoyen Lamoura s’est présenté le 24 février dans leur maison place Saint-Antoine n° 5, dont il a fait enlever soixante paires de roues pour faire des barricades rue du Faubourg-Saint-Antoine et rue de Charenton. » Signé : Mouguije ; Rigal ; Bergeaux ; Martin. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie avoir vu le citoyen Lamoura, le 24 février 1848, à la barricade de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, en face la rue de Charonne après la décharge de la Bastille et qu’il était tout décidé à ne pas quitter sa position avant qu’il n’en soit victime. » Signé, le 15 mars 1848 : illisible, capitaine de la VIIIe légion. Le sixième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le citoyen Lamoura, Adrien est resté, dans la journée du 24 février, dans le quartier des Quinze-Vingts en armes pour maintenir l’ordre ou défendre les barricades s’il y avait lieu. » Signé, le 13 mars 1848 : Leboulard illisible, propriétaire, demeurant 40, rue Moreau. Il fut recommandé par la Commission pour une place de garçon de bureau. Il était marié et père d’une fille de seize ans en 1848.