Landouin, Etienne
Biographie
Né le 17 juillet 1784 à Marchand (Rhône). Maçon. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut (sous le seul nom de Landoin) un total de cent trente francs de secours auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’une contusion à la partie antérieure de la jambe droite, par suite de coups de canon de fusil, contusion qui n’a laissé après elle aucune trace et ne saurait donner droit à aucune récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Landoin, Etienne), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, deux secours de soixante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait à Vaugirard en 1830 ; 80, rue de Sèvres en 1831 ; 110, rue de Sèvres à Vaugirard en 1849-1851 ; 130, rue de Sèvres en 1851-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de l’arrondissement de Sceaux auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 91 (sous le nom de Landoin, Etienne) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, blessés de la 1re classe (sous le nom de Landoin, Etienne) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 43 et minute 46 (sous le nom de Landoin, Etienne), idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73 (sous le nom de Landoin, Etienne), idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de 1851 (secours à divers titres), minutes 153-155 (sous le nom de Landouin, Etienne), idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Landouin, Etienne), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 (sous le nom de Landoin, Etienne). In Archives de la préfecture de police AA 409 in dossier Potron, Etienne, Antoine il y a un Landoin il signe bien Landoin, marchand de vin, demeurant 80, rue de Sèvres, qui signa, le 12 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Potron, Etienne, Antoine et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, attestons et certifions que le nommé Etienne, Antoine Potron, âgé de vingt et un ans, marchand de vin à la barrière du Montparnasse n° 6, banlieue de Paris, a fait partie des braves qui se sont portés à la défense de la capitale pour les droits de la patrie. Arrivant d’Argenteuil à Paris, le 28 juillet 1830, il se porta de suite étant bien armé à la place de Grève, où il y resta jusqu’au soir. Le lendemain, il fut à la prise de la caserne de Babylone. Il fut présent à la perte du jeune brave Vaneau (voir Vaneau, Louis, Marie, Anne), dont la France gardera longtemps la mémoire. Il empêcha de tout son pouvoir le pillage de la caserne de Babylone. Comme il s’était montré digne des récompenses nationales, il attendait avec beaucoup de patience, mais voyant distribuer ces gages que la patrie donne à ses défenseurs et voyant qu’il n’était pas porté sur la liste auprès de ses braves camarades et c’est donc au nom de ses compatriotes qu’il croit devoir réclamer cette distinction honorable. » Landouin, Etienne, Landoin, Laurent, Etienne et Landoin, Louis seraient parents ?