Langrand
Biographie
Né le 21 janvier 1783. Ex-sergent au 60e de ligne, il écrivit au roi, dans ces termes, en 1831, pour solliciter la décoration de Juillet : « J’ai servi dans la colonne mobile l’espace de neuf ans. Je fis partie de la garde nationale en 1814 au siège de Paris ; je reçus un coup de lance au bras, un coup de baïonnette au côté, un coup de sabre au-dessus de l’œil droit ; ma récompense, je fus condamné à sept mois de prison. En 1830 ; je remplis mon devoir en bon citoyen ; je fus blessé le 29 juillet par les Suisses ; j’ai des certificats qui attestent les faits […], signés par le juge de paix et commissaire et médecin. » Il était compris dans une liste de combattants que de Lacroix, baron de Boegard (voir ce nom), président de la Commission des réclamants combattants de Juillet, faisait parvenir, dans deux lettres en date des 15 juin et 6 août 1832, au ministre de l’Intérieur, afin de solliciter une réponse sur l’issue des démarches faites par plusieurs des combattants qui estimaient avoir été lésés dans leurs droits aux récompenses nationales. Ces combattants, faisait savoir de Lacroix, « désavouent ceux d’entre eux qui auraient pu participer aux derniers événements qui ont ensanglanté la capitale (l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, N.D.A.) ; loin d’eux toute idée de renverser un trône qu’ils ont élevé au prix de leur sang ! Ils ne désirent que prouver au gouvernement du roi qu’ils sont et seront toujours prêts à mourir pour la dynastie qu’ils ont fondée. […] La plus grande partie des réclamants ont déjà la médaille et se sont toujours empressés, à chaque émeute, d’aller combattre les agitateurs et de faire rentrer dans le devoir, par leurs conseils, ceux de leurs camarades qu’on aurait pu égarer un instant […] ». De Lacroix donnait les précisions suivantes sur les faits dans lesquels s’était illustré le réclamant : « Les boulevards. Deux blessures. La Croix de Juillet et un secours. Il est estimé pour sa conduite morale et courageuse. » Il demeurait 30, rue du Vert-Bois en 1830-1831 ; 3, rue du Vert-Bois en 1832 in Archives nationales F/1dIII/82. Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82. sans doute le même que le suivant ?