Lanoue, Jean, Pierre, Henri
Biographie
Peintre en bâtiments. Il comparut, le 3 mai 1831, avec Merle, Guillaume (voir ce nom), devant le maire de la commune de La Chapelle, pour attester que Wogel, Jean-Baptiste « était avec eux le 28 juillet 1830 pour défendre nos libertés dans la rue du Mouton ; qu’il a reçu une très forte bourrade, qui l’a fait tomber ; que tous deux l’ont rapporté rue des Orfèvres ; qu’il est à leur connaissance qu’il a été très malade par suite et qu’il a été obligé d’aller à l’hospice ». La sœur de Lanoue devait plus tard épouser Wogel. Il demeurait 1, rue des Orfèvres en 1831. Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Wogel. Il y a dans Archives nationales in dossier Browarniouck, Auguste, Victor un Lanoue, peintre, demeurant 18, rue Chabrol en 1848, qui signe un certificat et son quasi duplicata en faveur de Browarniouck et ainsi rédigés : « Les soussignés, peintres en bâtiment, déclarent et affirment bien connaître le citoyen Browarniouck, peintre, qu’il a été en butte à bien des tourments dans notre état, depuis les affaires du 5 juin [1832, N.D.A.] ; que la propagande qu’il faisait parmi nous dans nos ateliers lui a causé bien des pertes de temps et d’ouvrage ; qu’il a été blessé par les assommeurs à la Bourse ; que son système républicain lui a valu le surnom de Républicain. » Signé, comme délégués et en présence de trois cents ouvriers peintres, à Paris, place du Châtelet, le 22 mars 1848 ; et le duplicata : « Nous tous peintres en bâtiment, déclarons bien connaître le nommé Browarniouck, peintre aussi en bâtiment, attestons que la propagande républicaine qu’il faisait dans nos ateliers où il travaillait avec nous, lui a fait un tort considérable, en lui faisant perdre et manquer souvent d’ouvrage ; qu’il est considéré parmi nous, peintres en bâtiments, comme bon républicain, que les tourments de la police lui ont fait perdre sa clientèle et son avenir. En foi de quoi, nous lui avons signé ce deuxième certificat pour remplacer celui égaré à la Commission. » Signé, en présence de trois cents peintres, place du Châtelet, le 10 septembre 1848.